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Pas de rigueur mais un "effort fiscal" accru (Pierre Moscovici)

le Mardi 26 Juin 2012 à 08:15
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Au lendemain du séminaire gouvernemental de chasse aux milliards, et à la veille d'un sommet européen "essentiel", le locataire de Bercy revient sur la situation économique du pays. Et annonce un "effort fiscal" accru et "partagé".

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P. Moscovici : pas de rigueur mais un "effort fiscal" accru © FranceInfo

"Il y a un triple déficit en France : un déficit d'activité avec une croissance trop faible et un chômage trop élevé, un déficit du commerce extérieur et un déficit de crédibilité budgétaire", analyse le ministre de l'Economie. "Il faut donc redresser ce pays, sur le plan productif, sur le plan fiscal et sur le plan de l'exemplarité de l'Etat. Et c'est ce que nous allons faire, et le faire dans la justice", promet Pierre Moscovici, réfutant le terme de "rigueur."

"Ceux qui ont bénéficié le plus des largesses du passé contribueront davantage", prévient le ministre de l'Economie. Parallèlement, "il faut un effort fiscal et partagé sur les dépenses, partagé par l'Etat, les établissements publics, les collectivités et la Sécurité sociale", sans toucher aux secteurs prioritaires que sont l'Education, la justice et la police.

Sommet européen "essentiel"

"Notre objectif est d'être un pays plus compétitif, un pays plus fort, un pays qui ait une croissance solide et juste". Le ministre de l'Economie rappelle les engagements de la France en matière budgétaire : "Un déficit public ramené à 4,5 % du PIB dès 2012, 3 % en 2013 et l'équilibre en 2017".

A la veille d'une rencontre Merkel-Hollande à Paris, à deux jours du Conseil européen de Bruxelles, Pierre Moscovici annonce sur France Info qu'il reçoit dès ce soir à Bercy ses homologues allemand, italien et espagnol pour préparer le sommet de jeudi et vendredi.
Ce sommet doit permettre de "jeter les bases de la deuxième phase de l'euro et d'apporter la preuve que nous sommes capables d'avoir une intégration bancaire, une intégration financière, une intégration budgétaire, une intégration politique, une politique de croissance et une régulation forte". Bref, "jeter les bases d'une Europe de la confiance", résume le ministre de l'Economie.

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