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Les euro-obligations voulues par Hollande sont renvoyées aux calendes grecques, admet Ayrault

le Mercredi 20 Juin 2012 à 20:35
Par Gilles Halais

A une semaine du sommet crucial de l'Union européenne, Paris fait un pas vers Berlin en reconnaissant que les "eurobonds" ne verront pas le jour avant plusieurs années. Symboliquement, le Premier ministre a choisi un journal allemand pour officialiser ce revirement distillé depuis plusieurs jours à Paris.

"Le système de mutualisation de la dette exige une plus grande intégration politique qui est nécessaire. Cela prendra sans doute plusieurs années". S'ils n'étaient pas signés Jean-Marc Ayrault, on aurait pu jurer que ces propos sortaient de la bouche d'un ministre allemand. Début juin, Berlin répétait encore que les "eurobonds" seraient "envisageables à la fin d'un processus d'intégration politique en Europe (dans) de nombreuses années."

Pourtant, il y a un mois tout juste, François Hollande avait expliqué que les euro-obligations devaient être le "point de départ" d'un processus d'intégration de la zone euro. Angela Merkel y voyait, elle, un "aboutissement".
D'un sommet à l'autre, en quatre semaines, Paris s'est donc rallié à la position allemande. Et symboliquement, c'est dans les colonnes de l'hebdomadaire allemand Die Zeit que le Premier ministre est allé l'expliquer.

Embryons d'euro-obligations

Même si cela y ressemble comme deux gouttes d'eau, l'Elysée et Matignon réfutent l'idée d'un revirement. Le sujet doit être abordé comme une "perspective" lors du sommet européen des 28 et 29 juin, martèle Jean-Marc Ayrault. On ne lâche que du lest sur le calendrier, pour arriver à un compromis gagnant-gagnant avec les Allemands.

Et la France de proposer un premier pas, "sans attendre", dit Ayrault. Déjà évoqué en mai dernier, ce "point de départ" pourrait prendre la forme de "modalités intermédiaires" d'euro-obligations, comme "des émissions à court terme" de titres de dette mutualisés (les "eurobills"), ou un "fonds d'amortissement" de la part de la dette publique supérieure à 60 % du PIB des Etats de la zone euro.
Autant d'instruments, vus comme des embryons d'euro-obligations, qui devraient davantage rencontrer les faveurs de Berlin, d'autant que certaines de ces idées sont... allemandes.

Sur les dossiers européens, les promesses de campagne cèdent la place à la Realpolitik - Explications de Germain Treille  

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Par Gilles Halais
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
jc anonyme) (anonyme),
hollande est deja beaucoup moins arrogant que pendant sa campagne.on va voir celui qui veut dompter les marchés et mettre les allemands au pas.on n a pas fini de passer pour des clowns et le pire c est que ça commence plus vite que prévu..pauvre france!!
Avatar de anonyme
Malek (anonyme),
L'indigence des réactions ne saurait masquer la mise aux oubliettes de la démarche de F Hollande et la puissance (réelle ou présupposée) de l'Allemagne. Face à la démarche sinueuse de notre président, la réalité "européenne" vient de rappeler que, sans une véritable opposition au "tout marché, tout bénéfice", rien ne viendra entraver la forteresse "capital, d'abord".
Avatar de anonyme
Greg B (anonyme),
L'avantage avec notre cher Presidoudou et les socialistes, c'est qu'on n'a pas fini de bien rigoler pendant au moins 5 ans... :-)
Avatar de anonyme
les "calendres" avec un"a" c'est pour les voitures, pour les grecques ce sont les "calendes"... le lapsus du titre est significatif quand même.... ce sont les "allemandes" (voitures) qui sont réputées pour leurs "calandres"...
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