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Yannis Mallat, PDG d'Ubisoft Montréal : "notre volonté est de faire les meilleurs jeux au monde"

le Lundi 4 Juin 2012 à 17:55
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A l'occasion du salon de l'E3, le grand rendez-vous des professionnels du jeu vidéo qui se tient actuellement à Los Angeles, zoom sur un studio qui a multiplié 3 par ses effectifs en dix ans : Ubisoft Montréal.

Ubisoft Montréal © Radio France

Montréal qui est devenu en quinze ans la capitale du jeu vidéo. Parti de rien ou presque, ce secteur emploi aujourd'hui plus de 8.000 personnes au Québec. Comment est-né ce miracle ? D'abord par la mise en place d'un important crédit d'impôt décidé par le gouvernement québécois et puis, par le pari audacieux à l'époque, et payant aujourd'hui, d'une société française : Ubisoft qui a vu là, avant les autres, une base stratégique pour conquérir l'Amérique du Nord. Ubisoft Montréal, ce sont des jeux comme Assassin's Creed, Spinter Cell ou Prince of Persia. C'est aussi plus de 2.100 employés, 15% de femmes seulement, un chiffre d'affaire de 1.5 milliards de dollars prévu pour 2012/2013. Conséquence : le jeu vidéo a transformé la ville comme l'affirme Yannis Mallat, le PDG d'Ubisoft Montréal.

Yannis Mallat qui est né à Nantes et qui est arrivé en même temps qu'Ubisoft à Montréal. Sauf qu'à l'époque, il sort d'HEC et fait dans l'humanitaire, spécialiste de l'agriculture africaine. Lorsque se termine son projet universitaire, il envoie un peu au culot son CV à Ubisoft Montréal. Il en est aujourd'hui le PDG.

Mais comment expliquer cette ascension spectaculaire du jeu vidéo au Québec ? Déjà par le crédit d'impôt mise en place par le gouvernement québécois, un crédit d'impôt qui peut monter jusqu'à 37,5% de l'ensemble des salaires versés par l'entreprise. Imbattable, et surtout payant : le nombre d'emplois dans le secteur du jeu vidéo au Québec est passé de 1200 en 2002 à plus de 8000 en 2011, soit une augmentation de 564%. Mais ce n'est pas la seule raison, la main d'œuvre qualifiée et motivée est également fortement présente.

A noter que le français Ubisoft n'est pas le seul studio à avoir senti le filon, le britannique Eidos ou l'américain Electronic Arts se sont aussi installés à Montréal. Une cité où il fait d'ailleurs bon vivre. C'est ce qui frappe la première fois que l'on rentre dans les locaux d'Ubisoft Montréal, c'est un peu "Venez comme vous êtes" dans ce grand édifice rectangulaire, ancienne usine située au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Saint-Viateur, dans le très arty quartier Mile End. 33 ans de moyenne d'âge et une  cool attitude qui fait aussi la force de cette entreprise.

Autre chiffre étonnant : 70% des employés d'Ubisoft viennent au travail... en vélo. Et pourtant Montréal, ce n'est pas Amsterdam, c'est une ville avec beaucoup de circulation. Ubisoft qui a présenté ses nouveaux jeux à l'E3 comme Assassin's Creed III, Far Cry III, un nouveau Splinter Cell et surtout sa vision des jeux du futur avec Watch Dogs, impressionnante démonstration technologique dont on ne sait quand elle sortira pour le grand public.

Vidéo(s)

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