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Bruno Vanryb (Avanquest Software) : "l'argent est une conséquence, pas une cause"

le Lundi 15 Octobre 2012 à 17:55
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Bruno Vanryb, PDG et co-fondateur d'Avanquest Software, un des dix premiers éditeurs mondiaux de logiciels grand public. Un homme au franc parler rafraîchissant dans un monde dominé par la com'.

Bruno Vanryb

Micro Application c'est lui. Architecte 3D, c'est lui. Fix it, Power translator, Code de la route, etc. Une réussite à la française, crée en 1984, Avanquest, c'est aujourd'hui 530 salariés, plus de 100 millions de chiffres d'affaires dont 80% hors de France et notamment aux Etats-Unis. Une success-story pour un parcours atypique comme les trois bagues plutôt rock n'roll qu'arbore Bruno Vanryb à la main droite. Après un bac C obtenu à l'arraché, des études de médecine pas vraiment désirée et d'ailleurs abandonnée, il est devenu ingénieur du son de façon totalement autodidacte.

Et dans cette première carrière d'ingénieur du son, Bruno Vanryb et son acolyte de toujours Bruno Politis, ont enregistré le premier disque d'Etienne Daho, les groupes Artefact ou Mathématiques Modernes, et puis, plus surprenant, le tube de Philippe Lavil " Il tape sur des bambous ".

Quelques mois plus tard, le destin de Bruno Vanryb va être bousculé par l'arrivée de la micro-informatique grand public au début des années 80. Après avoir coécrit plusieurs ouvrages sur l'informatique, un secteur alors totalement vierge, Bruno Vanryb et Roger Politis décident de créer eux-mêmes des logiciels. En 1984, il fonde BVRP Software, BVRP comme leurs initiales. Une entreprise qui devient très rapidement l'un des leaders français du logiciel professionnel et grand public avant de devenir Avanquest Software en 2005.

Et au cours de ces 3 décennies dans les nouvelles technologies, il y a eu des hauts et des bas. C'est un secteur où il faut se renouveler quasiment totalement tous les 4 ou 5 ans, il y a évidemment les succès sinon on ne dure pas : Winfax, Architecte 3D, etc. Il y a aussi les échecs. Inévitables mais riche d'enseignements. Et se rappeler cette phrase de Napoléon : " Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille. "

Les entrepreneurs ne sont pas censés manifester mais depuis quelques semaines, le mouvement des pigeons qui a germé sur le web ne cesse de bousculer le gouvernement Ayrault. En ligne de mire : le projet de loi de finances, la taxe à 60 % des plus-values de cession des entreprises, et surtout un ras-le-bol qui ne date pas d'hier.

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