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Les emplois d'avenir, la version réduite des emplois jeunes

le Mercredi 29 Août 2012 à 05:00 mis à jour à 15:04
Par Florent Guyotat, Baptiste Schweitzer

Le Conseil des ministres a examiné mercredi le projet de loi créant les 150.000 "emplois d'avenir" promis pendant la campagne électorale. Ces emplois, subventionnés par l'État et principalement destinés aux jeunes de moins de 25 ans, ressemblent beaucoup aux emplois jeunes de l'époque Lionel Jospin.

C'était l'une des promesses majeures de la campagne électorale de François Hollande. Proposer des "emplois d'avenir" aux jeunes sans qualification. Ils bénéficieront aux jeunes de 16 à 25 ans, avant tout issus "des zones urbaines sensibles" et des zones rurales où le chômage des jeunes est supérieur à la moyenne. Quelque 120.000 jeunes sortent chaque année de l'Éducation nationale sans diplôme. 

Le Conseil des ministres a examiné mercredi le projet de loi. Ce texte sera le premier soumis aux parlementaires lors d'une session extraordinaire qui devait s'ouvrir la semaine du 24 septembre et a été avancée à celle du 10, les textes étant "prêts", a précisé le ministre chargé des Relations avec le Parlement Alain Vidalies après le Conseil des ministres. 

Coût de la mesure : 2,3 milliards d'euros dans le budget 2013

L'objectif est de signer au plus tôt les premiers contrats, avant même le 1er janvier si services de l'Etat et futurs employeurs sont prêts, a annoncé le ministre du Travail Michel Sapin.

Les emplois d'avenir ressemblent aux emplois jeunes créés par Lionel Jospin entre 1997 et 2002. Ainsi, l'État financera ces nouveaux emplois à hauteur de 75% du SMIC brut pendant un à trois ans. À charge ensuite pour les employeurs de verser le reste. Néanmoins les différences sont importantes.

  • Le nombre d'emplois : le gouvernement Jospin avait créé 300.000 emplois jeunes en cinq ans. Le gouvernement Ayrault en créera moitié moins, 150.000 en 2014, dont 100.000 dès 2013. Une question d'économie en pleine période de restriction budgétaire.
  • La durée : les emplois jeunes étaient prévus pour une durée de cinq ans maximum. Ce sera entre un et trois ans pour les emplois d'avenir.
  • Les secteurs éligibles au dispositif : comme pour le précédent dispositif, ces nouveaux emplois sont principalement destinés aux associations et aux collectivités locales.
    Néanmoins, le secteur privé pourrait également en bénéficier sous certaines conditions, "dans des activités d'avenir ou dont l'utilité sociale est avérée": filière verte, secteur social, aide aux personnes, filières numériques, tourisme. Une partie de ces emplois pourrait aussi être proposée aux étudiants boursiers. Une dérogation est aussi prévue pour l'Education nationale qui pourra embaucher, sur trois ans, 18.000 étudiants boursiers à bac+2 se destinant à l'enseignement, sorte de "pré-recrutement".

Dans le budget 2013, 2,3 milliards d'euros seront inscrits pour la mesure, dont le coût est estimé à 1,5 milliard par an "en rythme de croisière".

Un dispositif diversement accueilli

L'opposition de droite s'est élevée contre une "solution ringarde et dépassée", une "idée décongelée". Eric Heyer, de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), estime qu'ils peuvent être une solution dans l'environnement difficile du moment, qui risque de perdurer.

Les emplois d'avenir fustigés à droite et défendus à gauche : Annaïg Haute  
 

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Le ministre du Travail Michel Sapin a indiqué que les négociations sur les "contrats de génération", autre promesse du gouvernement, s'engageraient "la semaine prochaine". Ces contrats doivent permettre de favoriser l'embauche en CDI des jeunes et le maintien en emploi des seniors.

 

Par Florent Guyotat, Baptiste Schweitzer
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
tout ça, n’est ce pas discriminatoire??? Les jeunes plus de 25ans, diplômés, pas rom, pas issus d'une banlieue, avec des parents, grands parents, arrières grand parents, ...qui ont payaient leurs impôts depuis toujours. Ils vont trouver du travaille comment
Avatar de anonyme
François (anonyme) @ Claude (anonyme),
Bien sûr que c'est discriminatoire. Il n'y a plus qu'à espérer que l'opposition saisira le conseil constitutionnel, mais j'ai des doutes, ils se montrent si peu combatifs parfois...
Avatar de anonyme
De toute façon, ces emplois prendront la place d'autres emplois théoriquement pérennes. Ex : dans le domaine de l'aide à domicile, les aides ménagères diplomées ne seront plus embauchées puisqu'il sera moins honéreux d'embaucher des jeunes dans le cadre de ces nouvaux comtrats.
Avatar de anonyme
François (anonyme),
" L'état financera ces nouveaux emplois à hauteur de 75%". C'est rigolo, quand l'état socialiste veut favoriser l'emploi, il paye une partie à la place des employeurs ( emplois jeunes), diminue les charges (embauche de "jeunes" des "quartiers sensibles" d'Amiens) ou baisse l'impôt des futurs employeurs ( emplois des Roms). Bref, il diminue d'une façon ou d'une autre le coût du travail pour les employeurs pour une population ciblée. N'est ce pas M. Moscovici qui disait il n'y a pas un mois que le coût du travail n'était pas un problème en France? Dès lors, pourquoi espérer des embauches en le baissant?...
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