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Les dirigeants du G20 se retrouvent au Mexique à l'ombre de la crise en Europe

le Lundi 18 Juin 2012 à 16:35
Par Mikaël Roparz

Les dirigeants des grandes puissances économiques mondiales se retrouvent ce soir au Mexique pour le sommet du G20. L'Europe est sous pression pour qu'elle résolve la crise de la dette. Même si la crise de la dette dans la zone euro sera au coeur des débats, le groupe des vingt pays les plus industrialisés et des puissances émergentes évoquera également la Syrie en proie à une nouvelle escalade de la violence.

Ce sommet du G20 débute avec une note d'optimisme. Les résultats des élections en Grèce hier soir soulagent les dirigeants du G20, Européens en tête. Ils espèrent être en mesure de ramener un peu de confiance dans l'économie mondiale.
Autre élément rassurant, la nette victoire des socialistes aux élections législatives françaises. Le score du PS conforte le président François Hollande, l'un des partisans européens les plus affirmés d'un "pacte de croissance" aux côtés du "pacte budgétaire européen".

L'Allemagne, première économie de la zone euro, devrait être pressée de toutes parts pour se montrer moins intraitable sur l'application de mesures d'austérité en Europe avant tout programme favorisant la croissance.
Après le résultat des élections législatives en Grèce, plusieurs membres du gouvernement allemand ont laissé entendre que des concessions étaient possibles dans l'application des mesures induites par le plan d'aide international à la Grèce.
Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a de son côté appelé la zone euro à présenter rapidement un plan de refonte de son fonctionnement. "La question n'est plus tellement de savoir quel modèle choisissent les Européens. Il faut simplement qu'ils en choisissent un. Et vite", a-t-il dit dans un entretien accordé à plusieurs publications européennes, dont l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

"Renforcer la croissance globale"

Pendant ces deux jours à Los Cabos, au Mexique, les Etats-Unis vont pousser l'Europe à faire davantage pour stimuler la croissance. Washington ne renoncera pas à réclamer instamment à Pékin de laisser le yuan s'apprécier, pour limiter quelque peu les exportations chinoises. "Le G20 veillera à préserver la dynamique sur le rééquilibrage de la demande, primordial pour renforcer la
croissance globale
", a dit Lael Brainard,  sous-secrétaire au Trésor US chargé des relations internationales.
"Bien sûr, pour y parvenir, il est primordial que la Chine et d'autres économies émergentes à excédents prennent des mesures, budgétaires et autres, pour soutenir la consommation intérieure et pour laisser les taux de change refléter les forces du marché."

Autre sujet de discussion au centre de l'attention des dirigeants du G20, la Syrie, en proie à une nouvelle escalade de la violence.
Le président américain Barack Obama rencontrera ce soir le président russe Vladimir Poutine en marge du sommet.

Par Mikaël Roparz
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