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Les buralistes pourraient boycotter la Française des Jeux

le Jeudi 12 Juillet 2012 à 15:21
Par Julien Baldacchino

La Confédération des buralistes demande que leur rémunération soit revue à la hausse par la Française des Jeux. Faute de quoi ils pourraient envisager un boycott à la rentrée.

Les buralistes font monter la pression. A quelques jours d'une réunion entre la Confédération des buralistes et la Française des Jeux, prévue le 25 juillet, le président de la confédération Pascal Montredon a déclaré à l'AFP ce jeudi : "La Française des jeux repousse de jour en jour les négociations sur notre rémunération. Sans avancée, la question du boycott se posera à la rentrée".

Concrètement, si la Française des Jeux ne cède pas du terrain lors de la réunion du 25 juillet, les buralistes pourraient se réunir en congrès extraordinaire fin août pour décider d'un possible boycott. En cause, les conditions de rémunération des buralistes par l'entreprise, propriété de l'Etat à 72%.

Des jeux trop difficiles

Depuis 1976, la Française des Jeux reverse 5% du chiffre d'affaires réalisé sur les jeux aux buralistes. "L'acte de jeux a été revalorisé", rétorque la Française des Jeux, souligant que le ticket de Loto coûtait 1 franc (soit 0,15 euro) à l'époque, contre deux euros aujourd'hui. Problème : avec le temps, les jeux sont plus devenus plus difficiles à expliquer. Les buralistes doivent désormais consacrer "entre 15% et 25% de temps en plus aux produits du loto, pour un chiffre d'affaires équivalent", selon Pascal Montredon.

"La goutte d'eau qui a fait déborder le vase", pour les buralistes, c'est la nouvelle version du Bingo, sortie fin juin. "Le Bingo nous rapporte 10 centimes bruts, mais il faut parfois une, deux voire trois minutes d'explications", raconte Pascal Montredon. Si la Française des Jeux reconnaît qu'il peut y avoir "une petite partie des joueurs qui met un peu de temps à s'habituer", elle affirme cependant que "les chiffres de vente témoignent d'un bon lancement"

Par Julien Baldacchino
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