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Michel Sapin dit-il vrai sur le chômage des jeunes ?

le Mercredi 31 Octobre 2012 à 05:50
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Au moment où le gouvernement Ayrault signe les premiers "Emplois d'avenir" (réservés aux jeunes chômeurs issus des zones sensibles), le ministre du Travail affirme qu'il n'y a jamais eu autant de jeunes sans emploi et sans formation. Vrai ou faux ?

Selon Michel Sapin, il n'y a jamais eu autant de jeunes chômeurs et de jeunes sans qualification (document RTL)  
 

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Faux.

Premier point : le chômage. Ce sont les statistiques de l'Insee qui corrigent le ministre du Travail. Fin juin de cette année, 23,5 % des moins de 25 ans étaient sans emploi (métropole + outre-mer).
À l'automne 2010, ils étaient plus nombreux : 24,1 %. Et fin 2009, encore plus : 24,4 %. On retrouve même un taux identique à cette année, en métropole, à la fin des années Mitterrand, en 1994.

Entrons dans le détail, avec un tri par sexe. Fin juin, 22,7 % des jeunes femmes étaient sans emploi. Elles étaient plus nombreuses début 2011, mais aussi en 2006, ou encore juste après le départ de la gauche du pouvoir, début 1996 : près de 25 %.
Pendant tout le premier septennat de François Mitterrand, le taux de chômage chez les femmes de moins de 25 ans aura été plus élevé qu'aujourd'hui. Ce qui n'était pas le cas chez les hommes, avec un taux sous les 18 %.

Un défi historique

Jamais ils n'auraient été aussi nombreux qu'aujourd'hui, si l'on en croit Michel Sapin. Là encore, c'est faux.  Mais en l'absence de statistiques officielles sur le sujet, c'est le tissus associatif qui nous renseigne et notamment l'AFEV, premier réseau d'accompagnement d'enfants en difficulté dans les quartiers.
Selon son directeur, Christophe Paris, le nombre de jeunes sans aucune qualification est plutôt stable : il tourne autour de 150.000. "Un niveau très haut, l'un des plus hauts de l'OCDE, mais il n'y a pas d'évolution majeure" : ils ne sont pas plus nombreux qu'il y a dix ans, explique Christophe Paris.

En revanche, "les jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification ont de plus en plus de mal à trouver une place dans le milieu du travail. Du fait de la crise (chaque poste est de plus en plus disputé, ndlr) et du niveau de technicité de plus en plus important demandé pour beaucoup de postes", poursuit le directeur de l'AFEV.

Et puis une tendance inquiétante se dessine, celle de l'échec scolaire à la fin du CM2 : il touche aujourd'hui 15 à 20 % des jeunes écoliers. Notre système scolaire produit de l'échec, et de plus en plus, promettant à ces jeunes soit un décrochage sans diplôme, soit une sortie rapide du système scolaire sans perspective d'emploi.
La France est donc face à un enjeu historique : elle va devoir augmenter le niveau global de formation, surtout si notre industrie veut sortir des produits plus pointus, afin de se relancer.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Vote(s) 34
C'est surtout un probleme FONDAMENTAL de société. Les valeurs inculquées aux jeunes ne sont plus ni l'effort ni le travail ni la réussite. La société est individualiste sous couvert de cette "grande" valeur qu'est la liberté individuelle. Elle est également communautariste (dérive logique de l'individualisme) ce qui fait que chacun peut se complaire dans sa crasse en invoquant le ratachement à une quelconque catégorie et sa prétendue défaveur de traitement (immigrés, banlieu, jeune, défavorisé, femme, etc...tout y passe).
Avatar de anonyme
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J’approuve ce que vous dites. J'ajoute que ce genre de chronique partisane me donne très franchement l'envie d’arrêté définitivement la consultation de se site internet. C'est de la désinformation !
Avatar de anonyme
Vote(s) 34
Le chomage de tous les jeunes lié à l'absence de perceptive des principaux acteurs : les patrons et leur entreprise .Embaucher un non qualifié coute cher si l'on veut assurer une formation ad-hoc et non pas le considérer comme un bouche-trous ou variable d'ajustement.Les organismes de formations sont saturés en quantité et qualité , budget oblige .Ainsi le serpent se mord la queue si des consensus ne sont pas établis et suivis de faits tangibles dans toutes les filières .Le R&D est une bonne chose , mais peut ne concerner qu'une infime partie de personnel déjà qualifié , laissant de coté une majorité dehors :les statistiques n'évolueront que trop faiblement et le problème n'est pas résolu !
Avatar de liztar
liztar @ XYZ (anonyme),
Vote(s) 37
S'ils sont non qualifiés, c'est qu'ils ont quitté le système scolaire trop tôt : il y a pourtant le choix et les possibilités de formation, sans compter l'apprentissage. Mais voilà, quand on leur propose des métiers où il y a des débouchés : " c'est trop dur " ou " je veux tous mes week-end pour être avec mes potes " ...
Avatar de anonyme
Vote(s) 34
Si je comprends bien, les records de chômage des jeunes ont toujours été atteint....sous une présidence de gauche. Ce qui est bien sûr la faute...de la droite
Avatar de anonyme
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raisonnement france info inexact : 1) On raisonne en % de chômage ce qui n'est pas forcement représentatif , il serait bien de donner des chiffres en valeur absolue 2) la question c'est la concentration de difficultés chez les mêmes jeunes 3) l'école produit de l'échec bien avant le CM2 ( non acquisition de la lecture /écriture ) 4) le rapport entre besoin de qualification dans l'industrie et besoin en nombre de personnes qualifiées n'est pas évident . La qualification et la technique produisent plus avec moins et c'est un processus exponentiel