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Ces robots qui veulent séduire les grands-parents

le Mercredi 19 Juin 2013 à 07:15
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Le 24 avril dernier, le ministre du Redressement productif et la ministre déléguée aux personnes âgées ont donné le coup d'envoi de ce qui devrait être une révolution sociétale : le lancement d'une filière économique des technologies pour les personnes âgées et dépendantes. La domotique, la télésurveillance, sont des outils déjà très utilisés. Mais les robots tentent aussi de se faire une place, malgré de nombreux freins.

Sami, le robot capable de faire des gestes © Radio France - Etienne Monin

Buddy. Nao. Kompaï. Jazz. Ils font partie des premiers robots conçus en France pour accompagner ou assister les personnes âgées. D'après le cabinet de la ministre déléguée aux personnes âgées, un bon millier de PME travaillent sur la technologie pour les seniors mais moins d'une dizaine se sont lancées dans la conception et la fabrication de robots.

L'entrée de la technologie et de la robotique dans le quotidien des seniors, un double enjeu

D'après le rapport du conseiller général Luc Broussy, en 2040 près de quatre millions de personnes auront 85 ans et plus en France. Deux millions seront dépendantes. La technologie a son rôle à jouer dans la gestion de la dépendance et le maintien à domicile.

Et pour les entreprises l'explosion du nombre de seniors, c'est un filon dont le taux de croissance est estimé à 15 % par an par le ministère des personnes âgées.

Selon un rapport sur le "développement industriel futur de la robotique", le marché de la robotique pour les personnes dépendantes devrait peser à l'échelle mondiale de 1 à 2,5 milliards d'euros d'ici 2018.

Si aucun robot n'est aujourd'hui commercialisé, ils sont par contre déjà  testés par les personnes âgées. A Paris, un laboratoire de l'hôpital Broca soumet depuis des années des machines aux seniors, pour tenter de partir des besoins concrets.
Selon rodolphe Hasselvander, directeur du Centre de robotique intégré d'Ile-de-France, "les personnes établissent très vite un lien émotionnel avec un robot." 
L'association de retraités hyperactives Old-up se prête à ses tests. Colette Combin a 83 ans. Elle a, entre autres, testé le robot interface Kompaï... et n'est pas convaincue : "J'aurais l'impression d'avoir un intrus dans ma vie".

Buddyn robot compagnon low cost. Il pourrait coûter 500 euros © Radio France Etienne Monin

Encore beaucoup de freins à l'utilisation des robots

D'abord les retraités d'aujourd'hui ne sont pas familiers avec la technologie. Ensuite les aides technologiques ne sont pas couvertes par la Sécurité sociale et  les allocations personnalisées d'autonomie n'intègrent que la télésurveillance dans le domaine des techniques. La prise en charge de ces nouveaux outils devrait être intégrée au projet de loi autonomie que la ministre déléguée aux  personnes âgées doit présenter avant la fin de l'année.

Pour Samuel Benveniste, responsable technologie au Centre d'expertise national en stimulation cognitive, "l'important c'est de prendre en compte les technologies dans une prise en charge globale."

Aujourd'hui les fabriquant proposent beaucoup de systèmes pour les personnes âgées. Les bracelets GPS ou antichute sont les plus visibles. Mais il n'existe pas de label pour s'y retrouver. La prise en charge passera peut être par une labellisation. 

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Florian (anonyme),
Dans une société où le lien social s'effrite et où nous sommes de plus en plus isolés, nous proposons d'aider des personnes âgées et souvent isolées en leur donnant un ersatz d'humanité plutôt qu'un vrai contact humain. Intéressant...
Avatar de anonyme
Florian (anonyme),
Dans une société où le lien social s'effrite et où nous sommes de plus en plus isolés, nous proposons d'aider des personnes âgées et souvent isolées en leur donnant un ersatz d'humanité plutôt qu'un vrai contact humain. Intéressant...
Avatar de anonyme
L’ouvrier du futur est là… (anonyme),
Real Humans (100% Humain) Dans un monde proche du nôtre, les hubots (human robots) ressemblent à s’y méprendre aux êtres humains qu’ils remplacent dans les tâches domestiques. Une cohabitation qui engendre des relations complexes et des émotions contrastées, entre amour et haine, alors que certains humanoïdes rêvent d’émancipation. http://www.arte.tv/fr/real-humans-100-humain/7364810.html
Avatar de anonyme
L’ouvrier du futur est là… (anonyme),
1 robot humanoïde vaut 3 humains. L’ouvrier du futur est là… Faire travailler les machines pour soulager l’homme, ce serait une bonne chose si c’était le bien-être de l’humanité qui était pris en compte, seulement il y a comme un « hic ». Un robot ne peut pas payer d’impôts, ni ne peut être taxé, ne se révolte pas etc etc…..que du bonheur!!!?. Ils comptent faire tellement de bénéfices, qu’ils n’ont pas penser à: comment les gens achèteront ce qui sera produit pas ces super-esclaves?? Un super revenu de base? Dans les super marchés, certains con-sommateurs se munissent de scanners, sans penser que ça fait des caissiers (es) en moins. Déshumaniser le monde du travail et après ??? aul Jorion ne s’est pas trompé : le travail disparaît, l’évolution technologique est inéluctable. Vu sur Les Numériques Pierre Caillault, journaliste résidant au Japon, s’est rendu dans l’usine Glory, un des leaders mondiaux des appareils de traitement de monnaie. 13 humanoïdes y ont été introduits pour « libérer l’homme des tâches subalternes et répétitives« . Voici « NextAge 06? ! Ce robot n’atteint pour l’instant que 80% de la productivité d’un humain, à horaires de travail égaux. Il effectue jusqu’à 15 tâches, travaille en réalité de jour comme de nuit, sans pause, week-end et jours fériés compris.   Si l’on prend la France comme référence, avec 12 jours fériés, 5 semaines de congés, 35 heures de travail par semaine, sans même tenir compte des pauses en journée, un robot — jamais en panne — effectuerait dans l’année l’équivalent du travail de 3 humains. Pour un coût d’achat unitaire avoisinant les 60 000 €, là où trois Smic avec charges reviennent à 58 000 euros environ par an en France. Bataille ! Glory avance pour sa part aux Echos un « rendement » encore meilleur. Le responsable affirme que le coût d’achat d’une telle machine lui revient en réalité au même prix qu’un seul ouvrier sur un an, et qu’il rentabilise chaque achat « en moins de deux ans« , entretien et électricité (13 € par mois) compris. Pour autant, le directeur de l’usine se défend de vouloir activement remplacer des hommes par des robots. Il s’y dit contraint face à l’évolution de la population japonaise, qui a compté 200 000 décès de plus que de naissances et d’arrivées dans le pays, et dont les jeunes rechignent à enfiler le bleu de travail.
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