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Traité budgétaire européen : le plaidoyer du premier ministre

le Mardi 2 Octobre 2012 à 22:15
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Alors que les débats en vue de la ratification débutent à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a tenté de dissiper les craintes autour d'un traité qui divise jusque dans les rangs de la majorité.

 Sur le papier, le traité budgétaire européen instaure la fameuse règle d'or. Celle ci vise à équilibrer les comptes publics après deux années de crise dans la zone euro. Concrètement, le déficit structurel de la France et des 25 Etats signataires ne devra pas dépasser 0,5% du produit intérieur brut, sous peine de sanctions. Le premier ministre affirme que le traité n'impose aucune contrainte et qu'il ne met pas en danger la souveraineté de la France. Un point de vu que ne partagent pas certains économistes. Dans une tribune du quotidien le monde, 120 d'entre eux appellent à dire non au traité budgétaire européen. Quels sont leurs arguments, Julie Bloch Lainé?

Julie Bloch-Lainé, rédactrice en chef du service économie  

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Après l'Assemblée nationale, les débats sur le traité budgétaire européen se poursuivront la semaine prochaine au Sénat. La ratification doit intervenir avant fin octobre.

Faut-il couper les banques en deux? Séparer les activités de dépôt des activités spéculatives?

C'était, souvenez-vous, l'un des engagements de François Hollande pendant sa campagne, en réponse à la crise financière. Depuis, le président attendait le rapport commandé par la commission européenne sur le sujet. C'est chose faite. Ce rapport, dévoilé aujourd'hui, ne préconise pas de couper les banques européennes en deux. Mais d'isoler les activités à hauts risques, notamment celles liées aux titres et  produits dérivés, dans une entité séparée. Pas question donc de renoncer à la banque universelle. Le rapport fait aussi des recommandations sur la rémunération des patrons de banques. Reste à savoir si la commission européenne suivra ces propositions.

Une grosse dizaine d'industriels ciblés pour reprendre les hauts fourneaux de Florange

Selon le Monde, le gouvernement a pris des contacts avec des aciéristes du monde entier, notamment allemands, autrichiens et russes. Certains groupes asiatiques présents en Europe, comme Tata Steel, feraient également partie de la short list. Le groupe Arcelor Mittal, qui a officialisé hier la fermeture des derniers hauts fournaux lorrains, a laissé 60 jours au gouvernement pour trouver un repreneur. S'il y a peu de chances de présenter un dossier ficelé d'ici deux mois indique l'expert gouvernemental dans le Monde, il est possible d'identifier les industriels potentiellement intéressés et d'obtenir ensuite un délai supplémentaire.

Et puisque l'on parle de repreneur, personne ne s'est manifesté pour Technicolor.

Selon les syndicats, aucune offre n'a été déposée pour reprendre la dernière usine du groupe français de matériel de télécommunications à Angers. La date limite était fixée à hier. Le tribunal de Nanterre doit se prononcer sur la liquidation le 11 octobre. 351 salariés sont concernés.

Pas de licenciements contraints chez Corsair.

La compagnie aérienne et sa maison mère TUI France ont réussi à boucler leurs plans de départs volontaires. 850 salariés -en tout- étaient concernés. Le plan de restructuration, mis en œuvre depuis deux ans, a pour objectif de restaurer la rentabilité de Corsair.