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L'idée de croissance fait son chemin, du Medef à Berlin

le Vendredi 11 Mai 2012 à 19:20
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La France respectera son objectif de déficit l'an prochain, grâce aux mesures qui seront prises dans la foulée des législatives. Les prévisions de croissance publiées aujourd'hui par la Commission européenne prévoit une dégradation par rapport aux données de l'équipe sortante.

 

Bruxelles a présenté aujourd'hui ses prévisions économiques pour l'année 2012 et 2013. Pour la France, elle table sur une croissance de 0,5 % comme François Hollande. En revanche pour l'an prochain, elle est beaucoup moins optimiste. La croissance ne sera que de 1,3 % estime-t-elle. Or qui dit moins de croissance dit plus de déficit et selon Bruxelles Paris ne tiendra pas l'objectif de ramener le déficit public à 3 % du produit intérieur brut l'an prochain. La Commission s'attend à ce qu'il atteigne 4,2 %.

François Hollande répond que ces prévisions ne constituent pas une surprise. Mais qu'il attend l'audit des comptes publics qui sera réalisé par la Cour des comptes pour prendre des décisions

Les explications de Karine Berger la conseillère pour les affaires économiques de François Hollande pendant la campagne 

Karine Berger  
 

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Parallèlement l'idée d'un pacte de croissance fait son chemin jusqu'à Berlin 

C'est le ministre allemand des affaires étrangères qui a présenté aujourd'hui un pacte de croissance en six points. Histoire de ne pas laisser le monopole de la croissance à la gauche européenne et tout particulièrement française. Mais pour l'Allemagne, encourager la croissance doit se faire sans augmenter les dépenses. Selon lui, 80 milliards d'euros de fonds européens non utilisés devraient être investis dans des projets qui doperaient la croissance et la compétitivité.

 

Même signes de bonne volonté en provenance du Medef 

Laurence Parisot estime que François Hollande a raison d'insister sur la croissance et se dit impatiente de travailler sur le sujet avec le futur gouvernement ou le président de la République. Tout en précisant qu'il ne faut pas opposer croissance économique et rigueur budgétaire.

 

Regain d'inquiétude  à FAI Blanquefort, près de Bordeaux 

 L'usine qui a été reprise par Ford en janvier 2011 emploie encore 1 200 personnes, dont Philippe Poutou, l'ex-candidat du NPA. Les salariés viennent d'apprendre que le numéro un de Ford Europe a démissionné. Or c'est lui qui avait rappelé les engagements du constructeur américain de pérenniser 1 000 emplois à Blanquefort. On est loin  du compte aujourd'hui avec seulement 680 postes garantis.

En réalité, en ce moment, ils ne sont que  2 à 300 à travailler, faute de plan industriel qui relance l'activité du site. Les autres sont en chômage partiel ou en formation. Ford avait pourtant promis  d'ici le mois de juin prochain une nouvelle stratégie industrielle. Avec ce départ,  les compteurs sont remis à zéro, estime Gilles Penel, le secrétaire du CE. Il demande une réunion d'urgence avec Ford Europe pour tenter de sortir du flou. Il rappelle aussi que le groupe américain n'a pas encore répondu à  l'appel lancé le mois dernier par les collectivités locales  pour la tenue d'un comité de pilotage sur l'avenir du site de Blanquefort.

 

Renault condamné pour faute inexcusable 

C'est l'arrêt rendu aujourd'hui par la Cour d'appel de Versailles à propos du suicide d'un salarié du Technocentre de Guyancourt en 2007. En première instance en 2010 le tribunal des affaires sociales avait lui écarté ce motif. La Cour d'appel juge que le constructeur automobile n'a pas pris les mesures nécessaires pour préserver le salarié du danger auquel il était exposé. Les supérieurs hiérarchiques ne sont pas épargnés, le jugement précisant que ceux ci n'ont jamais cherché à améliorer les conditions de travail ni contrôlé les horaires. Il travaillait de dix à douze heures par jour, ce que l'Inspection du travail avait jugé abusif.