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Le coût affolant de l'évasion fiscale selon une ONG

le Lundi 23 Juillet 2012 à 23:02
Par Baptiste Schweitzer

Selon une ONG, l'établissement UBS ferait partie des banques gérant le plus d'actifs offshore pour des clients fortunés © Maxppp - Vincent Isore/IP3 press

Une ONG, Tax Justice Network, a calculé le coût réel de l'argent placé dans des paradis fiscaux. Selon l'association, pas moins de 21.000 milliards de dollars étaient détenus dans ces paradis. Ce qui a des conséquences importantes sur l'économie mondiale.

Le chiffre est colossal, difficilement imaginable. Selon l'association Tax Justice Network, pas moins de 21.000 milliards de dollars d'actifs financiers étaient détenus par des particuliers fortunés dans des paradis fiscaux à la fin de l'année 2010.

Pour essayer de ce rendre compte de ce que cela représente, l'organisation non-gouvernementale explique que ces milliers de milliards de dollars sont équivalents "au poids cumulé des économies des Etats-Unis et du Japon".

Mais ces 21.000 milliards ne sont que la fourchette basse de l'étude menée par un ancien expert du cabinet McKinsey, James Henry. Selon lui, le chiffre pourrait même atteindre 32.000 milliards de dollars détenus dans des paradis fiscaux, à l'abri de l'impôt.

Les banques au cœur du système

Et Tax Justice Network de se livrer à une petite simulation. Si ces sommes rapportaient 3% par an et que ces revenus subissaient un prélèvement de 30% par an (deux chiffres loin d'être extravagants), cela génèrerait entre 190 et 280 milliards de recettes fiscales chaque année. C'est le double de l'aide au développement versée annuellement par les pays riches de l'OCDE.

L'ONG pointe les "responsables" de cette évasion fiscale. Les cinquante premières banques destinées aux clients fortunés ont en 2010 géré près de 12.100 milliards de dollars dans des investissements. Plusieurs mécanismes sont à leur disposition, comme des trusts qui permettent de dissimuler le nom du bénéficiaire réel de ces placements.

Par Baptiste Schweitzer
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Il est là tout le problème ! Mais continuons à faire payer les pauvres et la classe moyenne ! Ça parait être une bonne idée.
Avatar de anonyme
"C'est la crise" qu'ils disaient, "les caisses sont vides" qu'ils disaient...
Avatar de anonyme
La caricature est que les taxes prélevées ne seraient jamais reversées pour l'aide au développement. Cette aide au développement qui est entre parenthèses détournée en grande partie pour arrosée des intérets très privés...