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La zone euro veut garder la Grèce, pas à n'importe quel prix

le Jeudi 24 Mai 2012 à 05:46
Par Olivier Bénis

C'était l'un des sujets sensibles du sommet informel entre les Vingt-Sept, sommet qui s'est achevé tard dans la nuit. Faut-il garder la Grèce, en grande difficulté, dans la zone euro ? Oui, répondent en choeur les Européens. Mais, répond l'Allemagne, seulement si le pays respecte ses engagements en matière de rigueur.

La chancelière allemande n'en démordra pas : il faut rester ferme avec la Grèce. Même (voire surtout) si le pays doit rester dans la zone euro. Angela Merkel a donc mis son grain de sel dans la déclaration commune des Vingt-Sept à l'issue de ce long dîner, hier soir à Bruxelles. "Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro et respecte ses engagements", a déclaré Herman Von Rompuy, le président de l'Union. Des engagements réclamés par l'Allemagne, notamment sur la réduction des déficits et les réformes structurelles, "préalables" au maintien dans la zone euro.

François Hollande, lui, assure que cette déclaration est un geste pour donner "confiance aux électeurs grecs", à quelques semaines de nouvelles élections législatives dans le pays, le 17 juin. Le président français a même plaidé pour que les fonds structurels européens "puissent être rapidement mobilisés" pour aider la Grèce, et soutenir sa croissance "dans un délai très court".

Se préparer au pire

Mais l'optimisme affiché publiquement cache une véritable inquiétude chez les Européens. Lundi dernier, lors d'une rencontre entre des hauts fonctionnaires des États membres, on a évoqué la nécessité de préparer des plans nationaux en cas de sortie de la Grèce de la zone euro. "On a dit : chacun de vous doit y réfléchir", explique un diplomate. Hier, l'information a fait largement chuter les marchés financiers. 

François Hollande assurait cette nuit qu'il n'y a aucune réflexion de ce genre en France, même si le pays se prépare forcément à toute éventualité. "Je ne dis pas qu'il n'y a pas de travaux. Mais si je me mettains publiquement à parler de l'hypothèse de la sortie de la Grèce, cela voudrait dire que nous aurions déjà envoyé un signal aux Grecs et aux marchés." Un signal que, pour l'instant, personne ne veut se risquer à envoyer.

La Grèce était le sujet surprise de ce sommet informel. À Bruxelles, Isabelle Chaillou.  

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Par Olivier Bénis
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
goyran bernard (anonyme),
Il faut dégrècer l'UE!
Avatar de anonyme
khetib (anonyme),
je sais pas pourquoi on veut mettre dehors un pays comme la Grèce, or que avant son adhésion , son économie était bien .. son seul défaut c'est son adhésion à l'union. je pense que l'union qui est pas bien pas la Grèce. si la Grèce quitte l'euro, d'autres vont passer au référendum populaire pour fuir cette Zone en péril. moi je pense que la Grèce doit quitter la ZONE .
Avatar de anonyme
Il est vraiment fort possible que l'Europe économique s'effondre comme les Etats-Unis : Trop c'est trop. L'économie européenne a engendrée trop d'argent sans effort. Cet argent, s'il devient nauséabond pour ceux qui l'ont cultivé, va souiller les gens qui réclamaient son partage démocratiquement. UNE AUTRE MONNAIE d'échange doit germer. Soit les anciennes monnaies européenne, soit une cote de maille planétaire ? Qu'en sais-je ? De toutes les façons l'argent est le symbole des relations affectives entre les hommes. L'argent n'est QUE ce symbole, et les hommes n'ont encore rien trouvé d'autre à travers toutes les cultures pour REALISER un échange homme/planète à la dimension de la planète. Si donc L'Europe accepte la Grèce avec autant de charisme, c'est vraiment que ce pays porte un symbole qui dépasse l'horizon de l'Histoire de la planète.
Avatar de anonyme
JCS06 (anonyme),
Il faudra bien que cette sinistre plaisanterie se termine un jour. Et en l'état actuel des choses ce ne peut être que par une sortie de l'euro, de la Grèce d'abord, d'autres pays ensuite. Par ailleurs il serait illusoire de vouloir insister pour "plus" d'Europe. Si l'on arrive pas à se mettre d'accord maintenant alors comment espérer mettre en place une Europe avec davantage de fédéralisme, surtout à 27 ? Messieurs les politiques, vous vous êtes trompés. Ayez l'onnêteté de le reconnaître et agissez en conséquence !
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