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Les loyers encadrés, les scénarios du Rio-Paris

le Jeudi 5 Juillet 2012 à 07:21
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Le gouvernement veut frapper fort sur les loyers, les scénarios du drame se précisent pour les familles des victimes de la catastrophe du Rio-Paris, et la grève dans la presse : avec Internet, il n'y a plus de "journée sans journaux".

 

La presse nationale absente des kiosques pour cause de grève, la presse régionale plus ou moins perturbée... Mais les journaux sont disponibles en ligne, avec d'abord du nouveau pour les loyers...

Et selon libération.fr, le gouvernement a décidé de frapper fort sur le problème des loyers. Libération dévoile le projet de décret qui prévoit le blocage des loyers à la relocation dans une quarantaine d'agglomérations de métropole et d'Outre Mer. Une quarantaine d'agglomérations et au total près de 1500 communes. Parmi les zones urbaines visées figurent toutes les grandes villes et leurs banlieues, mais aussi des villes moyennes comme Arles, Beauvais, Arras, ou encore Fréjus.

La mesure devrait entrer en vigueur rapidement, sans doute dès le mois prochain. Le texte prévoit qu'un propriétaire ne pourra pas augmenter le loyer à l'occasion d'une relocation, sauf dans des cas très précis, en cas de travaux par exemple mais sous certaines conditions.

Cécile Duflot, ministre du Logement, avait annoncé il y a un mois qu'elle préparait cette mesure de blocage des loyers, c'était une promesse de campagne de François Hollande.

Un rendez-vous très attendu par les familles des victimes de la catastrophe du vol Rio-Paris d'Air France, trois ans après, elles vont enfin connaître les conclusions des différentes enquêtes qui précisent le scénario du drame...

Avec tout à l'heure l'acte 1, la présentation du rapport du BEA, le bureau d'enquêtes et d'analyses, dont les grandes lignes sont connues, mais le Figaro dévoile aussi dans son édition numérique une partie des conclusions d'un autre rapport, celui des experts judiciaires, ce sera l'acte 2, mardi prochain, quand le résultat de l'enquête judiciaire sera présentée aux familles.

Le Figaro rappelle que les premières pistes évoquées après l'accident avaient provoqué un vif débat entre les tenants de l'erreur humaine et ceux du problème technique.

Aujourd'hui, selon le Figaro, le rapport judiciaire pointe à la fois des erreurs humaines et des défaillances techniques, c'est à dire à la fois la panne des fameuses sondes Pitot, le manque de suivi des incidents à répétition sur ces instruments, une procédure d'urgence inadaptée mais aussi une réaction inappropriée de l'équipage, spécialement du commandant de bord.

L'association qui représente les familles de victimes a déjà fait savoir qu'elle considère ce rapport judiciaire comme beaucoup plus impartial que celui du BEA. Pour cette association, alors que le BEA donnait l'impression dans ses rapports intermédiaires de retenir la seule responsabilité des pilotes, les experts judiciaires pointent les responsabilités d'Airbus, d'Air France, avec aussi l'évocation de problèmes de fonctionnement de l'avion. Après ce rapport côté judiciaire, les familles de victimes attendent maintenant ce que va dire tout à l'heure le BEA, qui est lui l'organisme public chargé des investigations en matière de sécurité aérienne.

Et donc peu ou pas de journaux dans les maisons de la presse aujourd'hui, en tout cas pas de journaux nationaux...

Une journée sans journaux, en tout cas pas de quotidiens nationaux, une journée qui commence sans les froissements de papier mêlés à l'odeur du petit noir comme l'écrit un peu dépité l'éditorialiste Didier Pobel sur son blog...

Pas une tâche d'encre sur les doigts, c'est vrai. A part ça, les journaux sont quand même là, sous forme numérique, sur les sites, les smartphones, les tablettes...

Alors une journée sans journaux, non répond Yves Thréard dans l'éditorial du Figaro, il n'y a plus de journée sans journaux... et comme un défi lancé au syndicat du Livre CGT qui appellait justement à une "journée sans journaux" pour aujourd'hui, le Figaro salue ce progrès pour la liberté de la presse et pour la liberté de s'informer. C'est dire, souligne-t-il, si cette grève apparaît comme décalée, rétrograde et anachronique. Rien, dit-il, ne peut arrêter la révolution de l'information. C'est donc un jour à marquer d'une pierre rouge : le Figaro qui brandit l'étendard de la révolution contre la CGT...

La CGT du Livre qui a voulu bloquer une fois de plus la parution des quotidiens. Le syndicat compare le secteur à un "vaste champ de licenciements" et veut mobiliser ses troupes avant une série d'échéances cruciales dans le secteur de la presse, touché à la fois par des menaces sur certains titres, notamment dans le groupe Hersant, et par la crise gravissime qui touche la distribution de la presse en France, un système au bord de l'effondrement.

Cet appel de la CGT du Livre à "une journée sans presse" est vécu comme une "prise en otage" du côté du Syndicat de la presse quotidienne nationale, son homologue de la presse régionale dénonce "une attitude destructrice qui ne règlera rien et affaiblira encore un peu plus les journaux".

La presse à la Une

La presse à la Une du 05/07/12 avec Sébastien Marraud de sudouest.fr  
 

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La presse nationale absente des kiosques et des maisons de la presse pour cause de grève, la presse régionale plus ou moins perturbée. Mais les journaux sont disponibles en ligne. Avant le coup de fil dans une rédaction, quelques-uns des titres de ce jeudi...

Le boson de Higgs fait un tabac : il est enfin cerné, c'est le titre de la Croix, c'était la Une qui ne paraîtra pas, à découvrir sur le site de la Croix, pour Libération qui aime bien taquiner la particule, cette fois, "la masse est dite", là aussi c'était la Une papier. Double titre à la Une du Figaro, "Arafat a-t-il été assassiné ?", et la politique : "Rigueur, la gauche de la gauche prend ses distances". Pour le Parisien, une mauvaise nouvelle à la Une du site ce matin : 1000 à 2000 emplois menacés chez Sanofi, les plans sociaux, retardés le temps de la campagne présidentielle sont en train de se succéder à un rythme effréné.

Les quotidiens gratuits, eux, sont parus normalement, ils ne sont pas imprimés dans le même circuit que les payants : à l'heure des grands départs en vacances, 20 minutes publie une étude d'une société d'autoroutes sur les comportements des automobilistes. Le verdict n'est pas fameux : il en ressort qu'un conducteur sur trois a un comportement dangereux. Pour y remédier, Frédéric Péchenard, délégué interministériel à la sécurité routière, estime "qu'une meilleure visibilité des forces de l'ordre est indispensable".

Le rendez -vous avec la presse écrite : avec la rédaction de Sud Ouest...

 A l'heure de la grève, la situation n'est pas partout la même, la parution est plus ou moins perturbée... De toute façon, on retrouve les informations des grands journaux de province sur leur site internet. Un exemple avec sudouest.fr et avec le responsable du site, où on trouve régulièrement des pépites, Sebastien Marraud.

 

 

 

 

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