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Le cannabis, drogue pas si douce

le Mardi 28 Août 2012 à 07:20
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L'enquête qui confirme les effets du cannabis sur le cerveau des jeunes, les nuages dans le ciel indien pour le Rafale, solidarité en chanson sur le Web pour les Pussy Riot et pour Florence Cassez

Presse 5 © Radio France - Jean-Christophe Martin


Avec une étude qui confirme les effets toxiques du cannabis sur le cerveau...

Le cannabis, drogue douce ou pas, c'est un vieux débat qui agite depuis longtemps les partisans et les opposants à la dépénalisation du cannabis. Une étude au long cours donne plutôt raison à ceux qui s'inquiètent.

Une étude qui a pris du temps, elle a été menée en Nouvelle-Zélande sur plus d'un millier d'enfants nés au début des années 70, des cobayes dont les performances cérébrales ont été testées régulièrement tous les deux ou trois ans de leur plus jeune âge jusqu'à la quarantaine, avec justement pour objectif d'évaluer les effets à long terme du cannabis.

Les conclusions sont publiées aujourd'hui par l'Académie américaine des sciences, et dévoilées dans le Figaro. Conclusions inquiétantes dit Damien Mascret dans le Figaro : le cannabis y apparaît comme une drogue pas si douce que ça, les résultats confirment surtout la plus grande vulnérabilité du cerveau des jeunes aux effets du joint, avec des effets parfois irréversibles. En résumé plus on commence tôt, plus le cerveau est atteint.

A 38 ans, et en tenant compte des autres causes possibles comme l'alcool ou le niveau d'études, ceux qui ont commencé à consommer du cannabis à l'adolescence ont perdu jusqu'à 8 points de quotient intellectuel. La même enquête met aussi en évidence que les consommateurs les plus réguliers sont aussi aussi ceux qui signalent à 38 ans le plus de problèmes de mémoire ou d'attention.
 
Le Figaro rappelle que selon les chiffres officiels, la France compterait près de 4 millions de consommateurs de cannabis, dont 1 million 200 000 consommateurs réguliers. En troisième, un garçon sur quatre et plus d'une fille sur cinq a déjà fumé un joint.

Toujours en feuilletant la presse, des nuages qui apparaissent dans le ciel indien pour l'avion de Dassault, le Rafale...

La  vente des Rafale à l'Inde avait été annoncée avec fracas en janvier dernier. Pour Dassault, c'était l'espoir de décrocher enfin le premier contrat à l'exportation pour son avion vedette, 20 ans après son lancement. Mais selon le Parisien et Aujourd'hui en France, le Rafale entre en zone de turbulences.

Les discussions seraient en train de prendre du retard, au point que d'après les informations venues d'Inde, un nouvel appel d'offres serait dans l'air. Du coup les Russes et les Allemands se sont empressés de faire savoir qu'ils sont prêts à travailler sur une nouvelle offre concurrente.

Dans ce grand bluff industriel, la France et l'Inde continuent de leur côté d'affirmer que les négociations sur le Rafale se poursuivent normalement. Et le Parisien rappelle que ce contrat indien pour le Rafale est d'abord un enjeu industriel considérable, surtout en ces temps de crise, puisque 500 entreprises françaises participent au programme qui emploie directement ou indirectement 7000 salariés.

Du côté du Web, une mobilisation en chanson pour soutenir des prisonnières pas comme les autres...

Une voix s'élève dans la chanson française  pour soutenir en chanson les Pussy Riot, ces chanteuses militantes russes
condamnées à deux ans de prison pour avoir manifesté contre Vladimir Poutine dans une cathédrale de Moscou, et c'est Gilles Médioni qui s'en réjouit sur son blog sur lexpress.fr. Cette voix, c'est celle de Jeanne Cherhal, qui lance un cri musical pour "ses soeurs cagoulées de rose"...

Tant qu'il y aura des Pussy / As long as there will be Pussies (Jeanne Cherhal) © ILYAuraDesPussy

"Encore merci et bravo" dit Jeanne Cherhal dans cette chanson en forme de prière pour ses soeurs russes audacieuses et insoumises... A écouter sur lexpress.fr

De la Russie au Mexique, l'autre chanson n'a pas été écrite par une habituée des disques d'or, mais par Florence Cassez du fond de sa prison mexicaine. La Française, emprisonnée depuis 2005, purge sa condamnation à 60 ans de prison pour des enlèvements qu'elle a toujours niés. Elle a écrit cette chanson intitulée "Marques d'amour" à la demande du groupe de rock La Jarry, membre de son comité de soutien. Chanson à écouter notamment sur le site de la République du Centre et sur la page bigbrowser du monde.fr et ici : 

LA JARRY "Marques d'amour" © LJFanClub

La presse à la Une

La presse à la Une du 28/08/12 avec Rachid Laïrech de Libération   
 

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Le reportage du jour dans la presse : retour à Amiens après les émeutes du 13 août, c'est dans Libération.

Une plongée dans les quartiers Nord d'Amiens. Rachid Laïrech s'est invité dans la famille d'un des deux jeunes hommes condamnés pour avoir incendié des poubelles. Il a 20 ans, et pour échapper à sa vie de misère, une seule solution : quitter les quartiers Nord, partir une obsession et pas seulement pour lui.

Retour à Amiens après les émeutes, l'envers du décor, les flammes sont éteintes, mais il reste un goût de cendre. Explications avec Rachid Laïrech de Libération.

Retour à Amiens - Libération 28/08/12 

 

 

 

 





 

 

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Vote(s) 41
Il existe tellement de choses qui font baisser le quotient intellectuel...la pub, TF1, l'armée, le travail à la chaine, la pensée unique... et evidemment c'est encore le cannabis qui est montré du doigt ! Leave outta babylon...!!
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naikas (anonyme),
Vote(s) 43
Contrairement aux autres drogues, l’éthanol n’a pas de récepteurs spécifiques dans le cerveau mais agit sur de nombreuses cibles dont il modifie l’activité. Cela perturbe la transmission de plusieurs signaux nerveux excitateurs et inhibiteurs. L’alcool stimule notamment la libération de dopamine, neuromédiateur du plaisir, impliqué dans la dépendance. A forte dose, l’alcool entraîne un remodelage des connections entre les neurones qui permet au cerveau de s’adapter à cette consommation, d’en amoindrir les effets et crée un appel à la consommation. Ce phénomène explique le danger que représente l’alcool au cours de l’adolescence. Jusqu’à l’âge de 20 ans, le cerveau continue de se développer. La consommation d’alcool au cours de cette période perturbe le développement normal du cerveau et augmente le risque de dépendance. http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neuro...
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Buddy (anonyme),
Vote(s) 45
Tout est affaire de culture, dans notre pays, c'est l'alcool qui prévaut, on s'inquiète moins de voir des ados boire que fumer. L'alcool est une drogue dure située au même niveau de dépendance et de dangerosité que l’héroïne. A chacun sa culture, nous sommes le produit de messages répétés, de concept inscrits dans notre culture "judéo-chrétienne". Buvez, car ceci est mon pays.
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Patrick (anonyme),
Vote(s) 51
Encore de l'argent jeté par la fenêtre pour rien ! Il faudrait arrêter de prendre les humains pour des clones ! Chaque être est unique et réagit différemment ! Dans certains pays, le cannabis est utilisé à des fins thérapeutiques ! En prenant de l'âge, il n'est pas illogique que le cerveau devienne moins performant, comme tous les autres organes, que l'on soit fumeur ou pas, alcoolique ou pas ! J'ai fumé ma 1ère clope à 13 ans et je fume toujours (j'aurais 51 ans dans 13 jours). J'ai pris mon 1er "pétard" à 18 ans et ça a duré 20 ans. J'ai aussi touché à l'alcool à 18 ans, ça a duré 25 ans, avec 2 hospitalisations car j'avais dépassé les 6 grammes/litre de sang. Certes, mon Q.I. de 140, découvert par hasard à 9 ans, a sûrement diminué, mais comme tout le monde. Le cerveau et le sexe s'usent uniquement si on ne s'en sert pas ! C'est p'têt pour ça que les femmes disent que notre cerveau se trouve sous la ceinture mdr ;)
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jahly (anonyme),
Vote(s) 49
c''est toujours ceux qui prennent pas de cannabis qui ont des "accusations"a faire contre ce qui pour beaucoup ,est un art de vivre....quand aux conclusions attives,çalà reste a voire....le mieux pour tous serai de légaliser....puisqu'interdir ne sert a rien....merci
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Erik (anonyme) @ jahly (anonyme),
Vote(s) 45
@Jahly : il ne s'agit pas d'accusations. Les chercheurs ne portent pas un jugement sur la consommation, mais juste un diagnostic neutre sur les causes, les conséquences, et les circonstances. La transformation des connaissances scientifiques en politiques publiques n'est pas le fait des chercheurs mais des politiciens. Si vous vous étiez renseigné sur le sujet, vous sauriez d'ailleurs que jusqu'à la publication de cette étude, les précédentes études destinées aux politiques portaient un diagnostic de bénignité sur le canabis. Je fais allusion à la fois au rapport Roques (France) et à la Commission Shafer (USA). D'après le rapport Roques, le cannabis a des effets moindres que l'alcool et le tabac sur l'ensemble des critères considérés (dépendance physique et psychologique, dommages au système nerveux, toxicité) et on remarquera au passage que la présente étude ne contredit pas le rapport Roques puisqu'elle précise seulement les dommages à long terme. L'interdiction actuelle en France ne tient donc pas à l'état des connaissances médicales sur le sujet mais à d'autres impératifs comme des aspects électoralistes par exemple. Alors ne tapez pas sur le messager que sont les scientifiques ! et adressez votre déplaisir aux gens qui sont réellement responsables d'une politique publique incohérente avec les connaissances médicales sur le sujet !