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La moitié des Français pratiquent l'automédication, non sans risque

le Mercredi 3 Octobre 2012 à 12:09
Par Caroline Caldier

Vantée comme une source d'économie pour la sécurité sociale, l'automédication selon un sondage récent est pratiquée par un Français sur deux. Mais de nombreux médicaments restent encore inefficace voire dangereux. D'autant plus en situation d'automédication souligne le professeur Jean-Paul Giroud, spécialiste de la question.

"Quelque 4.000 médicaments sont vendus sans ordonnance en France dont la moitié n'a jamais fait preuve de la moindre activité", juge sévèrement le professeur Jean-Paul Giroud. A la longue liste de ces médicaments inutiles, ce spécialiste pointe du doigt les risques croissants de l'automédication.

Et le développement de sites de conseils plus ou moins sérieux sur le web ne contribue pas à diminuer ces risques, au contraire. Une certitude : y acheter des médicaments est plus que déconseillé par les autorités sanitaires, faute de garanties de qualité (contrefaçon, produits dangereux, etc.).

"45 % des médicaments sont inefficaces, inutiles, voire dangereux. On est loin d'avoir fait le grand ménage" (Jean-Paul Giroud)

Un point de vue partagé par le pharmacien hospitalier et professeur François Chast : "Contrairement à ce qui se fait dans les pays scandinaves, en France, l'école ne forme pas du tout aux problèmes de santé. On en sort sans savoir ce qu'est le diabète, l'asthme ou quels problèmes peuvent poser les médicaments à la maison".

Car les conséquences d'une mauvaise prise de médicament peuvent être graves. Exemple d'erreur : "le patient sous antivitamine K (anticoagulant) qui a une tendinite et prend de l'aspirine", décrit François Chast. Un geste qui peut provoquer des hémorragies, même avec une prise unique. "Cela alimente très régulièrement les urgences hospitalières", dit-il. Autre cas, puiser dans les restes d'antibiotiques à la maison, inutiles pour des infections virales. Si l'on est un fervent adepte de l'automédication mais en cas de doute, un seul conseil : demander l'avis de son pharmacien.

Par Caroline Caldier
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Avatar de anonyme
Mauvais exemple, le diabète : il est justement au programme de biologie du collège.
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