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La fin des dépassements d'honoraires abusifs "avant la fin de l'année"

le Mercredi 11 Juillet 2012 à 10:48 mis à jour à 15:21
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La ministre de la Santé Marisol Touraine et la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem ont annoncé ce mercredi le lancement des négociations avec l'assurance maladie et les médecins. Pour certains spécialistes, ces dépassements atteignent des taux de plus en plus élevés.

L'assurance maladie a fixé le montant de base des consultations à 23 euros, et en rembourse 70% © Maxppp - Thomas Padilla

La chasse aux dépassements d'honoraires est lancée. La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a annoncé ce mercredi matin que le gouvernement mettra fin avant la fin de l'année aux dépassements d'honoraires abusifs.

La ministre de la Santé Marisol Touraine organisera le 25 juillet une réunion pour lancer les négociations en vue d'une limitation de ces dépassements, qui ont représenté au total 2,4 milliards d'euros en 2011. Qui pratiquent ces dépassements d'honoraires, dans quelles conditions... Franceinfo.fr fait un état des lieux.

  • Tous les médecins peuvent-ils pratiquer des dépassements ? Oui, mais pas dans les mêmes conditions. Les médecins inscrits "en secteur 1", dont les charges sont moins élevées, doivent en contrepartie respecter le tarif de base de la sécurité sociale. Ils ne peuvent faire de dépassement que si le patient formule une demande spéciale (une consultation de nuit, par exemple). Les médecins "de secteur 2", en revanche, peuvent appliquer un tarif libre, mais leurs patients restent remboursés selon la base de la sécurité sociale. Ce sont les plus concernés par les dépassements. 
  • Quels spécialistes font le plus de dépassements ? En tête, on trouve les chirurgiens. Ils sont 86% à appliquer des dépassements. Ils n'étaient que 55% dans ce cas en 1985. Les tarifs les plus élevés, par contre, reviennent aux gynécologues, qui dépassent en moyenne de 77% le tarif de base.
  • Les généralistes sont-ils aussi concernés ? Oui, mais dans une moindre mesure. Ils ne sont que 10% à pratiquer des dépassements (contre 41% des spécialistes). Ce nombre est en baisse : il était de 16% en 1985.
  • Les dépassements sont-ils équivalents partout en France ? Non, il y a de fortes disparités entre les régions. Les tarifs les plus élevés se trouvent dans les Alpes-Maritimes, le Rhône ou la Gironde. A Paris et dans les Hauts-de-Seine, le taux moyen de dépassement peut atteindre 150%. En revanche, il n'est que de 25% en moyenne dans les zones rurales.
  • Quelles sanctions pourraient s'appliquer en cas d'abus ? La ministre de la Santé Marisol Touraine envisage un "déconventionnement" des médecins qui dépassent trop le tarif de base. Cela reviendrait à retirer au médecin le droit de voir ses patients remboursés par la sécurité sociale.
  • Quel délai pour parvenir à un accord ? Marisol Touraine lancera le 25 juillet la concertation avec les syndicats de médecins et les organismes complémentaires. Elle a déclaré mercredi matin vouloir trouver un accord "avant l'automne". Si les négociations n'aboutissent pas, "je procèderai par la loi", a ajouté la ministre. Un plafond pourrait alors être imposé. 

Les dépassements, indispensables pour la qualité de la médecine française, selon Jean Marty, président du SYNGOF Syndicat National des Gynécologues Obstétriciens de France 

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Avatar de anonyme
paganelli elisabeth (anonyme),
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je suis bloquée en secteur 1 comme gynécologue médicale depuis 32 ans pour continuer à en vivre et ne pas faire comme PSA qui va jeter ses employés au chômage j'essaie de ne pas prendre en charge tous les soins gynécologiques les soins mal payés par l'état ( consultations trop longues sans actes comme les stérilités , les problèmes sexuels , actes cotés moins que tout comme biopsies de vulve , ponctions de seins pour kystes ) je les adresse rapidement à des confrères secteur 2 qui peuvent grâce aux dépassements les prendre bien en charge mon rêve est de continuer à pouvoir payer mes charges et les frais de secrétariat commun j'essaie de limiter les achats de nouveau matériel , je ne change plus mon appareil d'écho et mon secrétariat tél est limité en horaire si les patientes ont un problème grave elles consultent les services de garde en gynécologie car à tarif conventionné nos plannings sont surchargés et à mon âge je ne finirai pas à minuit pour assumer toutes les demandes quand la presque totalité de la MGEN est en retraite à mon âge
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sceptique (anonyme) @ paganelli elisabeth (anonyme),
Vote(s) 139
Si cela continue, le seul moyen de ne pas mourir d'épuisement en secteur 1, ce sera de ne plus recevoir que des gens bien portants.
Avatar de anonyme
sceptique (anonyme),
Vote(s) 157
Et quand la plupart des médecins libéraux (de plus en plus rares, car presque 92 % des diplômés font un autre choix que celui de s'installer en ville) prendront des dessous-de-table, pour gagner davantage que les 7 euros qui leur restent réellement sur 23 euros de consultation (après déduction de leurs charges et de l'impôt sur le revenu), on fera quoi ? On construira des prisons pour mettre les médecins dedans ?
Avatar de anonyme
Vote(s) 191
le commentaire du président des gynéco de France est scandaleux : lorsqu'il parle de l'augmentation de la rémunération des MG : il oublie de dire que nous avons les plus bas revenus (avec psychiatre et dermato de secteur 1), soit 10 à 15 fois de moins que les chirurgiens et les gynécologues.... Que nous avons des besoins financiers pour organiser la pénurie de MG : puisque contrairement aux chirurgiens et aux gynéco seuls 30% des internes de médecine générale exercent la médecine générale du faite des conditions de travail dégradées. Organiser les soins primaires pour permettre à chacun quelque soit ses revenus, sans dépassement d"honoraires, d'avoir des soins de qualité. Assurer le suivi des patients dont les autres spécialistes ne veulent plus, assurer les absences de nos confrères d'autres spécialités : assurer la continuité des soins les WE, les nuits.... et cet été... Nos besoins d'organisation sont des besoins humains : nous créons des emplois ! Et je suis bien tranquille sur mes revenus équivalents à ceux d'un prof : donc le tarif horaire lui est consternant : mais militante et soucieuse de l'accès aux soins pour tous : Nous MG nous apprécierions d'être enfin soutenus !
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sceptique (anonyme) @ Lisa (anonyme),
Vote(s) 151
Vos patients ont bien de la chance; j'espère qu'ils en sont conscients. Mais attention au burn out, chère consoeur !
Avatar de anonyme
Vote(s) 199
Vivant dans un département où on a le choix, ce qui n'est pas le cas de tous, je le reconnais! je me rends compte que les gens quand ils ont le choix vont tout de même voir les médecins qui font des dépassements, ils se disent parfois, dépassement = meilleurs soins! Dans les régions où les gens ont le choix, pourquoi vont-ils voir ces médecins?
Avatar de anonyme
Vote(s) 207
Cela reviendrait à retirer au médecin le droit de voir ses patients remboursés par la sécurité sociale. Pour consulte un spécialiste a l’hôpital 15/20 (ophtalmologue), il faut attendre de fois 6-8 mois. Par contre on peut avoir une consultation en prive pour le même médecin assez vite, avec des tarifs plus élevés. Est-ce qu'on a le choix ? Si j'ai bien compris, c'est toujours les patients qui seront pénalisé.
Avatar de anonyme
sceptique (anonyme) @ ionica (anonyme),
Vote(s) 147
Vous avez tout compris. Mais rassurez-vous, les médecins qui auront été déconventionnés par la sécurité sociale continueront d'être remboursés, de 0,98 euros par consultation, je crois. Accepteraient-ils alors de prendre 60 patients par heure, à 1 euro la consultation ? C'est peu probable. Moi, je pensais que la population française méritait mieux que cela, mais quand une députée en est arrivée à proposer (fin 2011) de remplacer en cas d'urgence les médecins par des vétérinaires, c'est que la situation est vraiment désespérée !