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L'usine Technicolor d'Angers en liquidation judiciaire

le Jeudi 11 Octobre 2012 à 10:29
Par Cécile Quéguiner

Les employés réunis ce jeudi devant leur entreprise avant l'annonce officielle de la liquidation © Radio France - Nicolas Mathias

Après le groupe Surcouf, c'est la société Thomson Angers, filiale de Technicolor, qui a été mise en liquidation judiciaire ce jeudi par le tribunal de commerce de Nanterre. L'entreprise de décodeurs numériques emploie 350 personnes.

"Technicolère". Sur le fronton de l'usine, les ouvriers ont transformé l'enseigne Technicolor, avant même la décision du tribunal de commerce de Nanterre. Plus aucun ne se faisait vraiment d'illusion, après que la date butoir du 1er octobre fixée par le tribunal a été dépassée sans qu'aucun repreneur n'ait fait l'affaire. 

Des projets de reprise restés dans les cartons

Pourtant, plusieurs projets de reprise ont été étudiés depuis le dépôt de bilan puis le placement du fabricant de décodeurs numériques en redressement judiciaire le 1er juin. Dont celui d'un groupe électronique de la région, Eolane, qui envisageait de convertir l'usine en unité de production de composants photovoltaïques en ne gardant que 80 salariés. Mais ce projet n'a pas dépassé le stade des intentions. Son PDG n'a jamais déposé son offre. L'administratrice judiciaire a donc demandé la liquidation. Acte final ce jeudi matin, après un dernier sursis

La colère d'une salariée de Technicolor apprenant la liquidation © Radio France Nicolas Mathias

L'entreprise angevine était la dernière usine de production en Europe du groupe français Technicolor, spécialisé dans le matériel de télécommunications et audiovisuel. Elle emploie 350 personnes qui devraient recevoir leur lettre de licenciement dans les 15 jours. 

"C'est comme une mère qui abandonne sa fille"

"C'est immoral car Thompson Angers n'était pas du tout autonome de technicolor. C'est comme une mère qui abandonne sa fille. Technicolor n'a pas laissé les moyesn à l'usine de subsister et n'a pas envisagé sa reconversion", a protesté Odile Coquereau, déléguée syndicale CGT.

350 salariés de Technicolor sur le carreau : le reportage à Angers d'Isabelle Raymond  

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Par Cécile Quéguiner
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
unfauxdeuxvrais (anonyme),
On disait: voir la vie en Technicolor, c'est plutôt bien gris en ce moment....mais on va nous dire que c'est pire ailleurs, le illeurs se rapproche à grands pas !!!
Avatar de anonyme
Et oui tant que les gens ne comprendrons pas que l'euro est le principal problème ça continuera. Il faut dévaluer d'au moins 20% si l'on veut rester compétitif. Avec un avantage, on achètera moins de smartphones et autres trucs inutiles.
Avatar de anonyme
TORRAS J. (anonyme),
nous avons élu un président pour empêcher le travail de sortir du territoire.....c'est toujours la même chose. on a les élus qu'on mérite. Quant à Georges Marchais,il avait raison : c'est la faute des capitalistes ils devraient payer le chomage de tous ces gens.
Avatar de anonyme
Malherbe (anonyme),
On a encore eu droit à un micro trottoir RIDICULE conduit par votre commère de service! bien entendu elle a entendu la "colère" de Paulette qui a passé 20 ans de sa vie, chez technicolor.! et bien entendu tout le monde se retrouve sur le carreau, savez-vous que technicolor n'a pas de carreau comme en avaient les mines du temps de Zola ? quoiqu'il arrive vos micro-trottoirs pour toute analyse voient toujours de la colère. Colère, colère ne pouvez vous pas trouver une terminologie plus adaptée ?
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