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Jean-Marc Ayrault appelle à 'l'effort national"

le Mercredi 4 Juillet 2012 à 06:10
Par Mikaël Roparz

Hier devant les députés, le Premier ministre a promis que son gouvernement réduirait la dette publique tout en respectant chacune des promesses de campagne de François Hollande, notamment en matière d'emploi et d'éducation. Le gouvernement présente aujourd'hui en Conseil des ministres ses premières mesures budgétaires.

"Nous ne renonçons à rien, non et non!", a martelé Jean-Marc Ayrault, assurant que les difficultés budgétaires pouvaient être surmontées. "Cette majorité n'a pas été élue pour trouver des excuses, elle a été élue pour trouver des solutions", a-t-il dit dans un hémicycle qui a basculé à gauche il y a deux semaines.

Démentant un quelconque "tournant de la rigueur", il a proposé comme solutions d'une part une "maîtrise" des dépenses de l'Etat et d'autre part des hausses d'impôts. L'objectif du président Hollande, sans cesse réaffirmé, est de réduire le déficit à 4,5% du PIB cette année et de ramener les comptes à l'équilibre à l'horizon 2017.
"Le poids de la dette est devenu écrasant", a déploré Jean-Marc Ayrault, en soulignant que la France devait rembourser près de 50 milliards par an à ses créanciers. "La dette, c'est moins d'écoles. La dette, c'est moins de crèches, c'est moins d'hôpitaux, c'est moins de transports publics", a-t-il énuméré. "Je ne veux pas être de la génération qui aura reporté le poids d'une dette excessive sur ses enfants et sur ses petits-enfants".

Qui va devoir payer ?

Le collectif budgétaire qui sera présenté aujourd'hui en conseil des ministres et soumis au Parlement cet été constituera la première étape du "grand chantier de la réforme fiscale". Le chef du gouvernement supprimera "l'allègement incompréhensible de l'ISF", alourdira la fiscalité sur "les grosses successions" et abrogera définitivement "le bouclier fiscal", symbole du quinquennat Sarkozy.
Par ailleurs, il taxera davantage les grands groupes bancaires et pétroliers. Il plafonnera les niches fiscales et imposera à 45% les ménages gagnant plus de 150.000 euros par part. Au-delà d'un million, les revenus seront taxés à 75%.
Les classes populaires et moyennes seront "épargnées", a garanti le Premier ministre, faisant valoir que la hausse de la TVA de 19,6% à 21,2% que la précédente majorité avait votée pour 1er octobre prochain serait abrogée. "L'exonération des heures
supplémentaires dans les entreprises de plus de 20 salariés qui décourage la création de nouveaux emplois
" sera abrogée, tout comme "la hausse de la TVA programmée pour octobre", la fameuse "TVA sociale" ou "anti-délocalisation" chère à Nicolas Sarkozy.

Collectif budgétaire : qui sera mis à contribution ? Le détail avec Isabelle Chaillou  
 

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Par Mikaël Roparz
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
l"effort national".....N'empêchera pas d'aller dans le mur...Le prochain pays qui frappera aux portes du FMI sera la France, c'est gravé dans le marbre depuis hier!
Avatar de anonyme
af (anonyme) @ FL (anonyme),
C'est graver dans le marbre depuis 30 ans mon bon monsieur. C'est beau de mettre notre sort actuel sur les seules premiers jours du PS, alors qu'aucun décision n'a encore été prise. De surcroît, la politique économique du PS et de l'UMP sont quasiment les mêmes... votre mauvaise foi doit être à la hauteur de votre foi inconditionnelle pour la droite. ça manque un peu de réflexion tout ça....
Avatar de anonyme
Ca fait 30 ans qu'on nous appelle a l'effort national! En attendant ce gouvernement donne 120 milliards d'euro aux banques via un mécanisme européen la semaine derniere. Le socialisme de ce gouvernement c'est taxer les gens pour enrichir les banquiers.
Avatar de anonyme
Ouaaaaiiissss !!!! Enfin, on va faire payer un peu plus ceux qui s'en mettent plein les poches. Depuis le temps que j'attendais cela. A ceux qui vont me dire que cela va ruiner la "compétitivité", je réponds que la compétitivité c'est un leurre inaccessible qui tire tout le monde vers le bas. Personne ne sera compétitif contre les chinois, à moins de transformer les salariés en esclave et de ruiner la planète. Le principe de compététivité, c'est le principe de compétition ou seul les plus fort survive...et à quel prix !
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