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Grèce : ces législatives qui font trembler la zone euro

le Samedi 16 Juin 2012 à 08:19
Par Caroline Caldier

Les Grecs votent demain pour des élections législatives qui décideront de l'avenir du pays. En cas de majorité hostile au plan de rigueur exigé par Bruxelles, la Grèce pourrait quitter la zone euro. Selon les derniers sondages les deux favoris, la droite conservatrice et la gauche radicale sont au coude à coude.

Hier soir à Athènes, le parti Nouvelle Démocratie a tenu son dernier meeting de campagne devant des milliers de sympathisants. Favorable au plan d'austérité, la droite conservatrice a rappelé son objectif : "sortir de la crise mais pas de l'euro". "Si nous rompions avec nos partenaires, ils nous contraindraient à quitter l'euro, nous ne pourrions plus importer (...) ce serait dix fois pire", a expliqué Antonis Samaras à la tribune. Son objectif : mettre en garde les quelques dix millions d'électeurs grecs contre les conséquences de leur vote.

En face, la Coalition de la gauche radicale et son candidat, Alexis Tsipras, veulent en finir avec la cure d'austérité. Le chef de file de Syriza, est persuadé que les Européens ne mettront pas à l'œuvre leurs menaces de couper les vivres à Athènes car ils auraient trop à perdre des effets d'une sortie de la Grèce de la zone euro. Le 6 mai dernier, lors des précédentes élections législatives qui n'avaient pas permis de dégager une majorité claire, Syriza avait provoqué un séisme politique en arrivant en deuxième position du scrutin avec 16,7% des voix.

L'Union Européenne suspendue aux résultat du scrutin grec

Les résultats de ce nouveau scrutin seront attendus fiévreusement, en particulier parmi les pays de l'UE. La Grèce s'est en effet transformée en véritable pomme de discorde entre des pays comme l'Allemagne qui prêchent l'austérité d'abord aux Grecs, et d'autres comme la France qui prônent un coup de pouce à la croissance.

Hier le ton est d'ailleurs monté à ce sujet entre Paris et Berlin. La chancelière Angela Merkel a condamné le "faux débat" entre croissance et rigueur, après notamment des propos du président français qui s'est adressé directement aux Grecs, éreintés par cinq ans de récession, en leur promettant que la "croissance" serait "le thème sur lequel nous devons mettre les Européens autour de la table".

Les conservateurs tenaient leur dernier meeting hier à Athènes (Isabelle Labeyrie, envoyée spéciale de France Info)  

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Par Caroline Caldier
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
ArantisFX (anonyme),
-----éreintés par cinq ans de récession, en leur promettant que la "croissance" serait "le thème sur lequel nous devons mettre les Européens autour de la table".---- Les Grecs vont se demandé pourquoi la croissance ne fonctionne plus et que par miracle si ils votent ce qui arrangent les créanciers celle sir reprendra....
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