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Euro-obligations : avant de s'envoler pour Paris, Merkel défie Hollande

le Mercredi 27 Juin 2012 à 13:29
Par Gilles Halais

Dans un discours devant le Parlement allemand, la chancelière a une nouvelle fois fermement rejeté toute perspective de mutualisation de la dette européenne. Une solution "économiquement mauvaise" et "contreproductive", a jugé Angela Merkel, avant de prendre l'avion pour Paris où l'attend François Hollande avec son projet d'euro-obligations.

Au menu du dîner à l'Elysée ce soir, Angela Merkel pourrait bien se voir servir une soupe à la grimace. A quelques heures de son premier déplacement en France depuis l'élection de François Hollande, la chancelière allemande en remet une louche, devant le Bundestag, sur les euro-obligations chères au président français. Elle juge ces euro-obligations et tous les produits du même type non seulement incompatibles avec la constitution allemande, mais également "économiquement mauvaises" et "contreproductives."

Angela Merkel a rappelé aux députés allemands qu'il n'y avait "pas de solution rapide face à la crise". Et plaidé pour "des solutions durables, pas un feu de paille." Des réformes structurelles dans les pays en difficulté seront "tout en haut de l'ordre du jour" du sommet européen de jeudi et vendredi, a promis Angela Merkel, tout en admettant qu'elle s'attendait à "des controverses" avec ses partenaires européens.

Evoquant les 120 à 130 milliards d'euros qui seront investis dans la croissance — un premier projet porté par François Hollande, Angela Merkel prévient que l'Allemagne avait envoyé "un signal fort en interne et vers l'extérieur. Mais celle-ci n'a pas des forces illimitées, et a déjà donné suffisamment de gages à l'Europe", ajoute la chancelière.
Après avoir avalé la pilule de la croissance, Angela Merkel ne semble pas prête à engloutir la couleuvre des euro-obligations, même si la chancelière est aussi réputée pour son solide coup de fourchette.

Devant les députés du Bundestag, Angela Merkel a prononcé un discours en partie adressé à Paris - Récit de Nathalie Versieux  

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Par Gilles Halais
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
j'ai l'impression que beaucoup pense que les euro obligations sont une mises en commun des dettes mais cela n'est pas le principe. il s'agit d'avoir un TAUX D'EMPRUNT COMMUN tamponné "Europe" et donc d'avoir une garantie mutualisée, mais CHACUN REMBOURSE EVIDEMMENT SES EMRUNTS. Le but est de ne plus avoir des écarts énormes entre les pays solides (qui ont des taux proches de zéro et aspirent tout l'argent investi), et les pays faibles qui voient leurs taux d'emprunts très hauts (proche de 7%). Car le pb actuel est que le déséquilibre, dû à ces transferts d'argent, entre zones, accentue le poids sur les épaules des pays faibles et c'est la spirale infernale. Après tout, nous avons une monnaie commune .... qui profite bien aux pays forts actuellement, puisque la parité est tirée vers le bas par les pays faibles .... Donc finalement l'Allemagne joue gagnantes sur tous les tableaux (une monnaie relativement faible pour ses exportations, des taux d'emprunts faibles pour ses investissements, et même un refus de voir la BCE baisser ses taux car cela engendrerai de l'inflation, ce qui serait néfaste à ses exportations ...).
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dave @ François (anonyme) @ dave (anonyme),
tout à fait les taux allemands augmenterait, et serait donc au niveau de ce qu'il paierait si il n'y avait pas les pb actuels en Europe. Donc aujourd'hui ils profitent bien des taux très faible, qui sont en partie dûs à leur efforts, mais aussi en partie dûs aux situations difficiles des autres pays. Imaginons que l'Allemagne soit hors de l'euro et retourne au Mark. Par exemple, leur monnaie serait plus forte et donc freinerait leurs exportations, sur laquelle est basée leur réussite en grande partie ... donc à voir si ils peuvent avoir le beurre et l'argent. De notre côté la monnaie serait plus faible et nos voitures (même si elles sont "pour certaines" moins haut de gamme) se vendrait peut être mieux que le bas/moyen segment des BM et Audi , et WW ..
Avatar de anonyme
François (anonyme) @ dave (anonyme),
On avait bien compris. Les Grecs, par exemple emprunteront au même taux que les Allemands. Cela diminuera le taux des Grecs et augmentera celui des Allemands par rapport à maintenant. Les Allemands payeront donc plus et les Grecs moins. Les Allemands payeront pour les Grecs. Et pas seulement pour les Grecs, mais pour tous ceux qui se retrouveront à payer moins d'intérêts que leur laxisme passé leur aurait mérité. Ceux qui font des efforts payeront donc pour ceux qui n'en font pas. Et il ne faut pas dire que les Allemands y trouvent leur compte puisqu'ils payeront plus que ce que leur rigueur leur aurait permis d'espérer. Ils perdent sur toute la ligne: Rigueur et privations assorti de taux d'intérêts plus forts. Et ce qui est vrai pour l'Allemagne le serait pour tous ceux dont la gestion devrait être récompensée par des taux bas... C'est l'arnaque des cigales contre les fourmis.
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yadlajoie (anonyme),
Heureusement qu'on a les allemands pour recadrer nos mickeys du PS. C'est la politique socialiste, celui qui travaille et se donne de la peine doit payer pour ceux qui ne font rien et qui dépensent. Ils veulent appliquer ça en France, en Europe, partout. Tenez bon Mme Merkel
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