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Déçues par les annonces de la BCE, les places financières dans le rouge

le Jeudi 2 Août 2012 à 15:19
Par Céline Asselot

Les investisseurs s'attendaient à ce qu'il présente des actions concrètes pour limiter la hausse vertigineuse des taux d'emprunt espagnols et italiens. Mais Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, s'est contenté de promettre de prochaines mesures, sans plus de précisions. Conséquence immédiate : les places boursières européennes clôturent en baisse.

Il s'était dit "prêt à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro". Les propos tenus la semaine dernière par Mario Draghi avaient créé beaucoup d'espoirs au sein des marchés financiers, persuadés que la Banque Centrale Européenne s'apprêtait à mener une action d'envergure.

Beaucoup d'analystes s'attendaient ainsi à ce que la BCE décide de racheter une partie de la dette italienne et espagnole, ce qui aurait eu pour conséquence d'enrayer la hausse vertigineuse des taux d'intérêt. L'Italie et l'Espagne sont aujourd'hui contraintes d'emprunter à plus de 6%, creusant ainsi chaque jour un peu plus le déficit de leurs finances publiques.

Des mesures présentées "dans les prochaines semaines"

Mais cet espoir a été déçu. Lors de sa conférence de presse mensuelle, ce jeudi, Mario Draghi a assuré que la BCE était prête à de nouvelles mesures exceptionnelles contre la crise, sans plus de précisions. Les modalités de ces mesures seront présentées "au cours des prochaines semaines" a-t-il indiqué. Mario Draghi précise que la BCE pourra acheter de la dette, mais seulement si les dirigeants européens s'engagent à poursuivre leurs efforts d'assainissement budgétaire et de réformes structurelles.

La déception des investisseurs s'est répercutée sur les Bourses européennes, en net recul à la clôture : -2,68% à Paris, -2,20% à Francfort, -4,64% à Milan et même -5,16% à Madrid. De son côté, Wall Street a ouvert en baisse (-0,69% pour le Dow Jones).

La BCE déçoit les places financières en n'annonçant aucune mesure immédiate - l'analyse d' Henri Sterdiniak, économiste à l'OFCE
 

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Par Céline Asselot
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Les places financières ne réagissent bien que quand il y a du fric à se faire.
Avatar de anonyme
Arawald (anonyme),
Cela ne gène personne, qu'en fonction de ce que laisse sous-entendre, ou pas, ce monsieur, ce sont des états entiers qui voient leurs vies basculer ? Dans quel monde absurde vivons-nous où la finance a pris un pouvoir aussi dément ? Fermons ces instances malfaisantes et redonnons donc du pouvoir aux citoyens, aux sociologues, aux scientifiques, aux philosophes, bref à ceux qui ont un cerveau et qui l'utilisent au service du bien commun !
Avatar de anonyme
Benezit (anonyme) @ Arawald (anonyme),
Bravo,si votre réaction pouvait faire bouger les français votre ton est juste,c est nous qui devons appuyer sur ces pratiques guerrières pour les faire cesser.vive la rentrée.apres ces jeux olympiques éblouissants,la vigueur reviendra dans les cœurs
Avatar de anonyme
Alors comme ça, c'est les spéculateurs (que vous nommez investisseurs) qui souhaitent que les états arrêtent d'emprunter sur les marchés à des taux incroyable, pour que quoi ? qu'ils puissent être solvable pour réemprunter sur les marchés ? Il faudrait vraiment faire un travail de "journaliste" sur le sujet... Je ne sais pas si quelque chose y comprends vraiment quelque chose... Vous ne faites que le lien : Etat du marché, décisions des gouvernement... ça suffit pas à comprendre le problème des marchés, ni à soulever le paradoxe de la crise des états, créées par les marchés, alors que ceux là même demande que les états sortent de la crise.
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