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Les étudiants espagnols, génération mobilisée mais sacrifiée

le Jeudi 28 Juin 2012 à 06:22
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Séville, deuxième ville universitaire d'Espagne derrière Salamanque, vient de vivre une mobilisation sans précédent. Deux semaines de grève pour protester contre la hausse des droits d'inscription et la baisse du montant des bourses. Mais à quoi sert un diplôme quand un jeune sur deux est au chômage ?

Les étudiants fraîchement diplômés d'Institut culturel français de Séville © Radio France - Isabelle Raymond

Les étudiants de Séville sortent de deux semaines de "chômage académique". C'est le droit de grève dont ils disposent en Andalousie. Résultat : il n'y a pas eu cours fin mai-début juin, pas d'examens non plus. Les étudiants ont été soutenus dans leur mouvement par le corps professoral et le recteur de l'Université de Séville qui compte 75.000 étudiants. Antonio Ramirez de Antonio a peur de perdre 10.000 étudiants l'an prochain.

De nombreux boursieurs craignent de ne pas pouvoir poursuivre leurs études l'an prochain, ou de devoir cumuler travail et cours à la fac pour s'en sortir. Pour l'instant, personne ne sait encore de combien sera raboté le budget de l'enseignement supérieur à la rentrée.

Mais à quoi sert le diplôme une fois en poche ? En Andalousie, près d'un jeune sur deux est au chomage. Alors beaucoup tentent de décrocher un autre diplôme, de langue cette fois, indispensable pour tenter sa chance à l'étranger.

L'Institut culturel français de Séville affiche complet. Parmi les élèves, Christina, 25 ans. Elle vient de terminer l'école d'architecture et assure qu'elle va maintenant prendre son courage à deux mains pour monter à Paris et faire le tour des bureaux d'architectes, son CV à la main. 

Nerea, 19 ans, préside le CADUS (Conseil des étudiants de Séville) © Radio France Isabelle Raymond

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Vos réactions sur cette info
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kebabi (anonyme),
bonjour, je suis à Valencia, dans le quartier Facultats, depuis des années; je vois les étudiants, pas vraiment stressés; ils ne sont pas que des victimes, ils participent au déclin du système. On m'a dit que le niveau était faible, les examens peu sélectifs. Les bibliothèques sont vides, et les cafés, pleins. et la nuit, discothèque à la fac, je l'ai déjà vu.
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