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Budget 2013 : la réduction de la dette, priorité du gouvernement

le Vendredi 28 Septembre 2012 à 12:52
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Pour "rompre avec cette spirale de la dette qui ne cesse d'augmenter", Jean-Marc Ayrault a dévoilé en conseil des ministres le projet de loi de finances 2013, avant que ses ministres de l'Economie ne le présente à l'Assemblée nationale.

Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac ont présenté le budget 2013 © Reuters - John Schults

 "Le premier budget que les Français paient par leur impôt, c'est le remboursement des intérêts d'emprunt", attaque Jean-Marc Ayrault. "La dette depuis cinq ans a augmenté de 30%", martèle le Premier ministre, passant de 64% du PIB à 91% aujourd'hui. Pour s'établir à 1.832,6 milliards d'euros.

Cette dette a atteint "un seuil absolument critique" qui menace directement la croissance, ajoute le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici. "Il faut donc faire un effort sans précédent".

Réduction du déficit

Pour autant, réduire le désendettement ne signifie plus revenir à l'équilibre... Finie, la perspective d'un équilibre en 2017. En se basant sur une hypothèse de croissance de 0,8% l'an prochain, puis de 2% par an jusqu'en 2017, on arriverait en 2017 à un déficit - encore - de 0,3%. En partant de 4,5% cette année, en visant 3% dès l'an prochain.

Pour arriver aux 3% de déficit, la France va devoir faire un "effort inédit" de 36,9 milliards d'euros : 20 milliards de prélèvements nouveaux (10 sur les ménages, 10 sur les entreprises) en sus des 4,4 déjà votés durant l'été ; 10 milliards d'économies sur les dépenses de l'Etat ; et 2,5 milliards d'économies sur les dépenses d'assurance maladie.

Nouveaux prélèvements

Dans le détail, l'impôt sur le revenu va augmenter de 3,5 milliards d'euros. Bercy estime que la "réforme fiscale", va augmenter les prélèvements de 4,1 millions de foyers, parmi les plus aisés, et alléger ceux de 8,5 millions d'autres. L'impôt payé en 2013 "sera diminué ou inchangé pour 89% des ménages".

Les grandes entreprises sont également visées, via un coup de rabot de 7 milliards d'euros sur plusieurs niches fiscales. Il vise à "réduire de 30% l'écart" qui existe parfois entre les grands groupes et les PME.

Au total, les prélèvements obligatoires vont atteindre des sommets, passant de 44,9% du PIB cette année à 46,3% l'an prochain. Un record de 46,7% sera atteint en 2015, mais le gouvernement promet ensuite des baisses d'impôts à compter de 2016.

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