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Ayrault inaugure la chaîne d'assemblage final de l'A350

le Mardi 23 Octobre 2012 à 05:00 mis à jour à 13:00
Par Clara Beaudoux

Une maquette de l'A350 présentée à Berlin en septembre © Reuters - Tobias Schwarz

Le Premier ministre a inauguré ce matin à Colomiers, près de Toulouse, la chaîne d'assemblage final de l'Airbus A350 d'EADS, qui doit entrer en service en 2014, après plusieurs retards. En 2018, l'usine devrait produire 18 avions par mois, et créer des milliers d'emplois dans la région.

Rares sont les déplacements aussi positifs en ce moment. À Toulouse, le Premier ministre est venu "dire que la France a un avenir et des capacités quand elle s'en donne les moyens, et qu'à Toulouse ça marche" (interview de Jean-Marc Ayrault mardi dans le quotidien La Dépêche du Midi). Le Premier ministre a inauguré la chaîne d'assemblage final de l'Airbus A350 d'EADS.

L'usine, un bâtiment de 22.000 m2 en forme de L, se situe à Colomiers, près de Toulouse. Quatre avions pourront y être assemblés en même temps. En 2018, l'usine de l'A350 devrait produire 18 avions par mois. Mais le programme, qui accusait déjà six mois de retard, a connu un nouveau retard l'été dernier. La maison mère EADS a donc indiqué que sa mise en service serait reportée au second semestre 2014, au lieu du premier semestre.

Une chaîne qui va créer "des milliers d'emplois"

L'A350, nouvelle famille de gros-porteurs de moyenne capacité d'Airbus, doit concurrencer le dernier né de Boeing, le 787 Dreamliner et l'autre long-courrier à succès de l'américain, le 777. L'appareil se déclinera en trois versions passagers : 270 sièges pour l'A350-800, 314 pour l'A350-900 et 350 pour l'A350-1000.

"C'est une excellente nouvelle pour Toulouse, le Midi- Pyrénées et l'industrie française, car c'est une chaîne qui va employer des milliers de salariés", commente Jean-François Knepper, syndicaliste FO chez Airbus. "Et puis le programme A350 est probablement le dernier programme qu'on lancera chez Airbus avant longtemps", ajoute-t-il. "C'est la juste récompense, car on a su innover et créer des produits de très haute technologie", se félicité également Jean Luminet, le president de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie Midi-Pyrénées.

Une usine de 22.000 m2, grande comme 10 terrains de football, visite avec Stéphane Iglésis  
 

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Interrogé sur le récent échec de la fusion entre EADS et le groupe britannique BAE Systems, Jean-Marc Ayrault a estimé qu'il ne "faut pas regarder en arrière" et incité les dirigeants européens à trouver "des alliances pour conquérir de nouveaux marchés, non pas en conurrents mais en alliés".

Par Clara Beaudoux
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Vos réactions sur cette info
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Patrick (anonyme),
Le 787, mis en service en octobre 2011, et déjà majoritairement constitué de matériaux composite, pourrait ne jamais être rentable. Boeing a souhaité frapper un grand coup commercial, et les réductions offertes aux premiers clients ont été très importantes (de l'ordre de 38 %). Ce qui a effectivement permis un succès commercial sans précédent (840 commandes avant le premier vol), mais a aussi repoussé le "point mort". Si bien qu'une étude récente très documentée a souligné que cet avion pourrait ne jamais être rentabilisé, en tout cas pas avant 2034. Ce qui laisse du temps à Airbus pour transformer ce projet en succès commercial. Bien qu'ayant un gros faible pour le "Jumbo-jet" (747) et pour le "Triple7".
Avatar de anonyme
Lucide (anonyme),
Bravo. Espérons que l'on va capitaliser ce succès durablement, c'est-à-dire ne pas brader en un tour de main notre avance technologique au profit des pays à faible coût de la main-d'oeuvre (Chine par exemple).
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breizh (anonyme) @ Lucide (anonyme),
ça, cest pas gagné ...