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Au procès Kerviel, l'ancien PDG de la Société générale dénonce "un dissimulateur épouvantable"

le Jeudi 21 Juin 2012 à 18:15
Par Baptiste Schweitzer

Daniel Bouton avait déjà témoigné lors du premier procès en 2010 © Reuters - Gonzalo Fuentes

L'ancien PDG de la société générale, Daniel Bouton, a témoigné au procès en appel de Jérôme Kerviel. Le trader est jugé pour une perte de près de cinq milliards d'euros début 2008. Daniel Bouton a notamment ironisé sur l'angle de défense de Jérôme Kerviel s'estimant victime d'un complot.

Daniel Bouton, présenté comme un "consultant indépendant dans le domaine des services financiers", n'a pas eu de mots assez durs pour qualifier son ancien employé. l'ex-PDG de la Société générale a témoigné au procès en appel de l'ancien trader, jugé pour une perte de 4,9 milliards d'euros. 

Daniel Bouton a ainsi qualifié Jérôme Kerviel de "dissimulateur épouvantable". Il se souvient également du moment ou "la fraude" de Jérôme Kerviel est découverte, en janvier 2008. "Le monde s'écroule", explique Daniel Bouton. Lorsqu'il apprend que le trader avait pris pour 50 milliards d'euros de positions spéculatives :

"Le ciel nous tombe sur la tête"

Mais Daniel Bouton s'est également attaqué à l'axe de défense avancé durant le procès par Jérôme Kerviel. Le trader affirme avoir été manipulé par sa hiérarchie qui ne l'aurait pas freiné mais au contraire encouragé dans ses prises de positions spéculatives.

Pour l'ancien patron, ce ne sont que des fantaisies, une "théorie du complot" qu'il raille. Selon Daniel Bouton, cette théorie est du même niveau que la thèse du complot autour des attentats du 11 septembre "quand on voit un avion qui s'écrase dans une tour".

Daniel Bouton a passé 11 ans à la tête de la Société Générale. Il avait été obligé de quitter la banque en avril 2009, victime d'une série de scandales liés notamment aux rémunérations de ses dirigeants.

De son côté, Jérôme Kerviel a dit ce soir à son procès avoir "foi en la justice", souhaité que le "calvaire" pour lui et ses proches se termine et répété que l'argent n'était pas un "moteur" pour lui.

Le parquet général prononcera son réquisitoire la semaine prochaine contre Jérôme Kerviel. Au premier procès, l'accusation avait demandé quatre ans de prison ferme. L'arrêt devrait être mis en délibéré jusqu'à l'automne.

Par Baptiste Schweitzer
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
potaula1 (anonyme),
Je ne sais pas d’où il sort ce Mr Bouton mais c’est Astérix le Gaulois en manque de la potion magique des divers dictionnaires ! S'il utilise le mot "terroriste" sans connaitre la définition, ce qui l'oblige à s'excuser 2 ans plus tard, que peut-on dire du mot "dissimulateur" ? Ensuite il parle du livre, la "société de confiance", extraordinaire de la part d'un patron qui utilise des licenciements baillons à 750 000 euros ! Il n’avait pas « confiance » ? Enfin, il accuse Jérôme Kerviel de "faux en écriture" mais peut-il s'expliquer sur les siennes d'écritures : les derniers "faux" stress tests par exemple ou son annonce de seulement 200 millions de pertes sur les subprimes en 2007 ou les pertes siphonnées dans d’autres comptes et réinjectées dans celui de Jérôme Kerviel ? Quelle est la définition du "faux" ? Sans parler du "ciel qui lui tombe sur la tête" de Goscinny, il remet en cause le témoignage de Mr Houbé en l’affublant de "science fiction", c’était peut-être « Tintin a marché sur la lune » là ? Maitre Veil ce matin a pourtant dit qu'on n'était pas dans le "romantisme" !