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Arnaud Montebourg : le gouvernement n'accepte "pas en l'état le plan" de PSA

le Jeudi 12 Juillet 2012 à 15:20 mis à jour à 15:40
Par Clara Beaudoux

Arnaud Montebourg mercredi à l'Assemblée nationale © Maxppp - Olivier Corsan

Le ministre du Redressement productif déclare que le gouvernement socialiste "n'accepte pas en l'état" le plan de restructuration présenté jeudi par PSA. Il a nommé un expert qui doit examiner la situation financière du groupe privé. Plusieurs voix s'élèvent pour demander au gouvernement d'agir.

Ce matin, Jean-Marc Ayrault demandait au groupe PSA "d'engager sans délai une concertation exemplaire". Quelques heures plus tard, le ministre du Redressement productif hausse le ton : "Nous n'acceptons pas en l'état le plan", a déclaré Arnaud Montebourg devant le Sénat, sans préciser les moyens de pression que le gouvernement pourrait faire jouer sur le groupe privé. Ce dernier a nommé un expert, Emmanuel Sartorius, qui doit examiner la situation financière du groupe privé et présenter un diagnostic avant fin juillet. "Nous allons demander à PSA d'abord de justifier la situation qui est celle-ci et ensuite d'ouvrir un dialogue social que le Premier ministre a exigé comme étant exemplaire", a poursuivi Arnaud Montebourg. "Nous demandons à PSA d'examiner loyalement toutes les autres solutions", a-t-il ajouté. Le président de la République, lui, devrait s'exprimer publiquement sur la question lors de son interview du 14 juillet. Il a téléphoné au Premier ministre pour lui faire part de sa "vive préoccupation".

"Une loi s'impose d'urgence" (PCF)

Que peut faire le gouvernement pour éviter les 8.000 suppressions de postes annoncées ? "L'action, ce n'est pas juste accompagner les licenciements", déclarait jeudi matin Laurent Wauquiez, ancien ministre UMP, invitant le gouvernement à "agir". Bruno Le Maire, autre ancien ministre, lui emboîtait le pas, en appelant le gouvernement à "interrompre immédiatement" le projet de fermeture de l'usine d'Aulnay.

"Une loi s'impose d'urgence", déclarait ce matin Marie-Georges Buffet, députée PCF de Seine-Saint-Denis. Le Parti radical de gauche réclame également une "loi d'urgence" proclamant l'interdiction "immédiate" des licenciements boursiers. Dans un communiqué, le parti de Jean-Luc Mélenchon, partenaire du Front de gauche avec le PCF, ajoute que cette loi doit aussi donner un droit de veto aux représentants syndicaux dans les comités d'entreprise.

A ceux qui demandent l'interdiction pure et simple des licenciements, le ministre du Travail, Michel Sapin, répond que le gouvernement "ne va pas se substituer à l'entreprise". "Ce n'est pas l'Etat qui va nationaliser Renault et Peugeot, on n'en est pas là", a-t-il déclaré.

"Comment a-t-on pu en arriver là ?" "Nous n'acceptons pas en l'état le plan présenté par PSA" - Arnaud Montebourg  

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Par Clara Beaudoux
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Vous avez voulu le pouvoir vous l'avez et tous les problémes avec .
Avatar de anonyme
cocode bordeaux (anonyme),
le ministre du "redressement productif "... tout un poème, mais où sont t-ils allé cherché une telle expression ? Le seul endroit possible : le cerveau d'un énarque la seule façon de redresser les entreprises c'est moins d'impôts, moins de charges, moins de contraintes administratives. Les français ont oublié que les seuls producteurs de richesses sont les entreprises, tout le reste du pays vit de ça. A force de leur sucer la moelle, on arrive à la situation dans laquelle on se trouve : chômage, déficit commercial,déficit de la balance des paiements, pauvreté en hausse,déficits en tous genres : les premiers pas du déclin.
Avatar de anonyme
François (anonyme),
Le comportement de PSA est il hors la loi? Si oui, il y a des tribunaux pour cela. Si non, qu'on lui fiche la paix. Dans les deux cas, le gouvernement n'a pas à mettre son nez ni ses mains incompétentes dans une entreprise privée. Quand à l'idée Buffet/Mélenchon d'interdire les "licenciements boursiers", encore faut il définir ce qu'est un licenciement boursier autrement que par un slogan de propagande. Bon courage! Et si nos deux "experts" veulent que plus un industriel n'embauche en France, ils ont trouvé le meilleur et plus rapide moyen d'y arriver en interdisant les licenciements. Ce qui arrive à PSA et à ses employés est très triste, mais si l'état cessait de s'occuper de ce qui ne le regarde pas et cessait de "vouloir aider" les entreprises en les surtaxant, nous n'en serions pas là. L'Etat (et surtout l'état socialiste) redoute les effets dont il chérit les causes...Que le ciel nous préserve de tels "amis"...