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Arnaud Montebourg clôt le bal des ministres à l'université d'été du Medef

le Vendredi 31 Août 2012 à 18:32
Par Baptiste Schweitzer, Isabelle Raymond

L'université d'été du Medef s'est achevée à la mi-journée à Jouy-en-Josas dans les Yvelines. Dernier ministre invité, Arnaud Montebourg. Le ministre du Redressement productif était attendu de pied ferme par les patrons qui n'ont pas forcement été convaincus par sa prestation.

Arnaud Montebourg n'a pas vraiment convaincu les chefs d'entreprise : Isabelle Raymond  

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Les premiers échanges ont été cordiaux entre Arnaud Montebourg et les chefs d'entreprises qui lui glissent quelques mots et des cartes de visites. La discussion impromptue avec la présidente du Medef Laurence Parisot, est agréable.

Mais pour Arnaud Montebourg les choses se gâtent quand il monte à la tribune. Il est hué par les patrons lorsqu'il ne répond pas à une question de Nathalie Kosciusko-Morizet sur l'ISF. Il est également interpelé par le patron de Sodhexo, Pierre Bellon qui en a "ras-le-bol des leçons de morale, ras le bol de nous entendre dire ce qu'on doit faire".

Un discours lyrique qui ne convainc pas

Le discours d'Arnaud Montebourg ne convainc pas non plus les participants à l'université d'été. Le ministre du redressement productif joue la carte du lyrisme, en mêlant notamment des références au livre de Michel Houellebecq La Carte et le territoire.  Il appelle par ailleurs tout le monde " à se rassembler autours d'un même objectif.

Pour Arnaud Montebourg, comme pour les autres ministres, le but de sa venue à Jouy-en-Josas aura été d'arrondir les angles après les frictions nées de la conférence sociale du mois de juillet. Il fallait aussi rassurer le patronat, inquiet notamment des projets fiscaux du gouvernement.

États d'âme des syndicats de salariés

Le Medef n'aura pas vraiment obtenu gain de cause sur ce dernier point. Les ministres ont fait valoir que les arbitrages n'étaient pas encore rendus. Deux motifs de satisfaction toutefois. Le ministre de l'Économie Pierre Moscovici  a annoncé que les biens professionnels ne seraient pas intégrés dans l'assiette de l'impôt de solidarité sur la fortune remanié et Fleur Pellerin (PME) a indiqué que l'idée d'un crédit impôt recherche modulable en fonction de la taille des entreprises avait été abandonnée.

Une opération de séduction pas forcement réussie pour le gouvernement. Laurence Parisot a toutefois estimé qu'il y avait "plus de chances aujourd'hui qu'il n'y en avait le soir de la conclusion de la conférence sociale au mois de juillet" que le Medef participe aux négociations sur l'emploi en septembre.

Sur ce sujet, le gouvernement va maintenant devoir gérer les états d'âme des syndicats de salariés.Sur ces futures négociations sur la sécurisation de l'emploi, la CGT et FO ont demandé au gouvernement de choisir entre "les attentes contradictoires" des employeurs et des salariés.

Par Baptiste Schweitzer, Isabelle Raymond
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