aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

ArcelorMittal ne veut pas redémarrer les hauts-fourneaux de Florange, ni les céder

le Jeudi 27 Septembre 2012 à 17:24 mis à jour à 18:00
Par Guillaume Gaven

Les engagements du gouvernement sur Florange, par la voix d'Arnaud Montebourg  

Lecture
 
Partager

François Hollande a reçu cet après-midi le PDG d'ArcelorMittal à l'Elysée, pour tenter de le faire céder ; sans succès. Arnaud Montebourg, qui voyait les représentants syndicaux à Florange, estime que "les négociations sont terminées, la bataille commence."

You do not have access to view this Atom.

Arnaud Montebourg, devant la mairie de Florange, aujourd'hui © Reuters Vincent Kessler

Le temps s'est comme subitement accéléré, du côté de Florange. Ce que les syndicats craignaient est en train de se produire : ArcelorMittal ne souhaite pas faire redémarrer ses hauts-fourneaux. Un Comité central d'entreprise est prévu lundi prochain pour l'officialiser, mais tout est finalement connu d'avance.

A tel point que les plus hautes instances de l'Etat sont montées au créneau dès ce jeudi. Lakshmi Mittal, le PDG d'ArcelorMittal, a été reçu à l'Elysée dans l'après-midi. Dans le même temps, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, était à Florange avec les représentants syndicaux.

"Nous sommes aujourd'hui dans un bras de fer qui commence et nous allons le mener ensemble" (Montebourg)

Et les nouvelles que le ministre est venu leur apporter ne sont pas bonnes : c'est confirmé, ArcelorMittal ne souhaite pas le redémarrage des hauts-fourneaux. Et n'est pas prêt à les céder à un repreneur.

Ce sera donc toute l'action du gouvernement. "Nous sommes maintenant engagés dans un conflit avec ArcelorMittal, nous y sommes côte-à-côte et ensemble. C'est un bras de fer difficile qui s'engage avec une multinationale de l'acier", a prévenu Arnaud Montebourg.

Le gouvernement menace de dégainer sa nouvelle arme : le fameux projet de loi, promis par le candidat Hollande en février dernier, qui interdirait la fermeture des usines rentables. 

Et ce n'est pas tout : le gouvernement exige aussi d'ArcelorMittal qu'il investisse 150 millions d'euros dans les installations de Florange qu'il compte conserver, pour assurer la viabilité de la phase à froid - et permettre de retrouver un repreneur pour la phase à chaud.

. 

Par Guillaume Gaven
16
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Francoise (anonyme),
Mittal fait exactement la même chose a Florange et a Liège : fermeture des hauts fourneaux, refus de les céder a un repreneur par peur de la concurrence, ce qui prouve qu'il est tout a fait possible de continuer l’activité des haut fourneaux a Florange et a Liège en étant rentable et compétitif. Si il n’était pas possible d’être rentable et compétitif, il s'en fouterais de les céder a un repreneur. En fait Mittal veut liquider la sidérurgie en Europe pour transférer toute la production dans ses usine asiatiques.
Avatar de anonyme
Enorme camouflet pour Montebourg avec Mr Hollande moi je moi je et bien redescendez de votre balcon . pas facile le pouvoir .
Avatar de anonyme
Campagnes anti-tabac des gouvernements. Même les cheminées des hauts-fourneaux ne fument plus...(oui je sais, elle est pas de moi mais d'un regretté).
Avatar de anonyme
N'y a t-il pas mieux à faire que d'essayer de sauver le site de Florange ? Il y a plus de trois millions de chômeurs en France, et voilà plusieurs années qu'on entend parler de la petite centaine d'ouvriers de Florange qui sont, quoiqu'il advienne, perdus. Il serait temps de prendre ses responsabilités du côté du pouvoir, et de s'attaquer à autre chose qu'à des symboles d'un autre temps.
aller directement au contenu