aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Anne Lauvergeon en route vers pour la présidence d'EADS ?

le Lundi 28 Janvier 2013 à 11:17
Par Julien Baldacchino

L'ancienne patronne d'Areva va faire son entrée, aux côtés de Jean-Claude Trichet, au conseil d'administration du groupe aéronautique. Une entrée qui pourrait être un marchepied vers la présidence du groupe, souhaitée par Paris.

"Atomic Anne" fait son entrée dans le monde de l'aéronautique. Anne Lauvergeon, débarquée du groupe Areva en 2011, s'apprête à faire son retour dans le monde des affaires, en intégrant le conseil d'administration du groupe EADS, maison-mère d'Airbus. La France, qui a le droit de nommer deux représentants au conseil d'administration pour représenter ses intérêts, l'a choisie, ainsi que l'ancien président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet.

Leur entrée dans le groupe, validée par l'Etat français, n'a plus besoin que de l'approbation de l'assemblée générale d'EADS, qui doit se réunir en mars. Dès lors, Anne Lauvergeon deviendra pleinement membre du conseil d'administration. Une position qui pourrait s'avérer être un tremplin vers la présidence du groupe. La France souhaiterait en effet la voir accéder à cette position, et "l'Allemagne est d'accord avec le choix français", affirmait une source proche du gouvernement dimanche dans le JDD.

Une gouvernance peu favorable aux Etats

Invité de France Info lundi matin, le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a apporté son appui à Anne Lauvergeon, dont il estime qu'elle dispose de "toutes les qualités pour jouer un rôle majeur chez EADS". Mais en rappelant qu'il fallait respecter le mode de gouvernance de l'entreprise et ses structures.

"Anne Lauvergeon a de grandes qualités qui doivent être pleinement utilisées. Nous sommes favorables à ce qu'elles le soient" Pierre Moscovici au micro d'Olivier Emond 

Lecture
 
Partager

En effet, avec la restructuration du capital du groupe au mois de décembre, un nouveau pacte d'actionnaires a vu le jour, dans lequel les Etats ont un rôle plus faible. En clair, le rôle de décision des Etats se limite aux seuls deux administrateurs nommés par chaque Etat. Faire passer la nomination d'Anne Lauvergeon au poste de présidente risque donc d'être une épreuve difficile dans une situation où l'influence du pouvoir politique est réduite. D'autant plus que selon le Financial Times, le patron actuel d'EADS, Tom Enders, a bien l'intention de protéger cette réforme "dans tous ses aspects, en particulier les rôles et les responsabilités dans les nominations au conseil d'administration". 

Par Julien Baldacchino
4
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
On prend les memes et on recommence. C'est comme les ministres qui appliquent la regle des chaises musicales. Certains aussi n'hesitent pas a carrement changer de formation politique suivant le sens du vent... Sequence feuilleton avec Dallas !! On notera aussi que ce qui n'etait pas (ou plus) bon avec l'UMP, redevient bon avec le PS !! Aaah oui, c'est vrai: ils ne partagent pas les memes valeurs, comme pour les rillettes...
Avatar de anonyme
renard (anonyme),
A doite ou à gauche il s"'agit de trouver un "fromage" pour ses amis !
Avatar de anonyme
domenjo (anonyme),
Ce serait une catastrophe, il a été à 2 doigts de couler AREVA
Avatar de L1X
Le rayonnement de la France à fric a de beaux jours devant lui, les roséverts - kaki - perpétuent dans la pure tradition républicaine, la politique non négociable - non démocratique - du tout nucléaire, la dictature des lobbys militaristes est spécialisée dans l' imposition des règles dictées par l' élite d' experts indétrônables, recyclables dans les directives stratégiques à très forts salaires, l' égalité, la paix nécessitent l' approbation unanime, silence dans les rangs, la vente d' armes à feux nucléaire est la priorité absolue, pour la famine, y' a plus de budget, circulez...
aller directement au contenu