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À Florange, "personne ne rentre, personne ne sort"

le Lundi 1 Octobre 2012 à 16:54
Par Olivier Bénis

Des ouvriers scellent l'une des trois entrées du site ArcelorMittal à Florange lundi matin © Radio France - Mathilde Lemaire

Les syndicats annoncent le blocage du site d'ArcelorMittal en Moselle, "pendant au moins une semaine, 24 heures sur 24". Les sept entrées du site sont occupées par des dizaines de salariés. Une réaction à l'annonce de la fermeture des deux hauts fourneaux de l'usine.

"On s'est préparé pour rester là au moins toute la semaine", promet le leader de la CFDT (majoritaire), Édouard Martin. "Personne ne rentre, personne ne sort, et aucun métal non plus." Et pour couronner le tout, les salariés ont même soudé les portes à des endroits stratégiques, y compris sur le bâtiment de la direction.

Il faut dire que l'annonce d'ArcelorMittal a échauffé les esprits : la fermeture définitive des hauts fourneaux du site de Florange, confirmée ce lundi, va laisser sur le carreau 629 employés, selon les syndicats. Pour eux, "c'est un meurtre, social certes, mais un meurtre quand même. C'est encore pire que ce qu'on pouvait imaginer. 629 suppressions d'emplois, avec les sous-traitants, on atteint largement le millier d'emplois concernés."

"C'est la semaine cruciale, l'ultime bras de fer"

ArcelorMittal veut "concentrer ses efforts et ses investissements pour les activités aval", soit 2.000 salariés. En parallèle, il "accepte la demande du gouvernement français" pour trouver un repreneur d'ici deux mois pour les hauts fourneaux, et estime qu'on peut encore "éviter tout licenciement sec".

ArcelorMittal s'explique sur France Info : Henri Blaffart, vice-président en Europe, avec Florent Guyotat  

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En face, les salariés sont plus que jamais mobilisés, contre un fonctionnement qu'ils trouvent "diabolique". Le groupe "donne 60 jours au gouvernement pour trouver un repreneur", s'indigne Édouard Martin. "Mais il veut mettre en place le plan de sauvegarde de l'emploi le plus rapidement possible, avec une réunion le 16 octobre. Imaginons qu'on trouve un repreneur : on peut s'attendre à une usine vide." Comme les autres syndicats du site, il appelle à la mobilisation générale : "c'est la semaine cruciale, l'ultime bras de fer".

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, se dit lui "en ferme désaccord" avec la décision du sidérurgiste indien. Les derniers hauts fourneaux de Lorraine, à Florange, sont à l'arrêt depuis 14 mois.

Par Olivier Bénis
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
janvier 95 (anonyme),
Les mecs ils se prennent la tête au lieu de se tourner vers le futur , ils pleurent un passé révolu ! C'est la faute des syndicats ! Le propriétaire fait ce qu'il veut et c'est tout a fait normal !
Avatar de anonyme
Roondar (anonyme) @ janvier 95 (anonyme),
Sages paroles d'un homme (ou d'une femme) ayant un emploi qui nourris décemment sa famille. Non le propriétaire ne fait pas ce qu'il veut, on ne fait pas "ce qu'on veut" quand on dispose entre ses mains de vies humaines, car il ne s'agit pas de 629 employés mais bien de 629 foyers qui vont se retrouver sans ressources ou avec des ressources tronquées. Monsieur (ou madame) vous faites de jolies phrases sans âmes, pleines de ce que certains appellent le pragmatisme pour éviter de voir la désinvolture de leur propos. Qu'es que le futur pour ces gens là? Le chômage? Dans le faible espoir de trouver un emploi dans le domaine industriel qui se démantèle chaque jour un peu plus dans notre pays? Et s'ils trouvent? devront ils vendre leur maison ou déménager loin de chez eux pour continuer a nourrir leur famille? Ou bien alors devront ils, la quarantaine passée repartir sur les bancs de l'école pour apprendre un nouveau métier (avec une misérable indemnité) dans l'espoir que cette nouvelle branche leur permettra de se démarquer des 3 000 000 de chômeurs actuels et qu'ils seront embauché sans expérience juste avec une formation là ou certains bradé d’expérience et de diplômes ne trouvent plus? Est-ce là le futur pour lequel vous les enjoignez à ne plus pleurer et arrêter de se battre? Vous rejetez la faute sur le syndicat et défendez le choix de la direction, mais ce n'est nullement les syndicats qui ont pris la décision de fermer une usine rentable pour la seule raison que sa rentabilité était inférieure aux autres usines du groupe... Ouvrez les yeux et ne voyez plus les gens aux travers de chiffres mais aux travers de vies!
Avatar de anonyme
ZIMMERMANN (anonyme),
Ni M Sarkozy, ni M Hollande ont pu stoper l'arrêt des hauts fourneaux. Les promesses , ce n'est que du vent. Faire des promesses, c'est très facile mais les tenir c'est bien plus difficile! Il y en aura encore d'autres.
Avatar de anonyme
Pas convaincu de l'utilité d'une grève générale dans une usine que le propriétaire veut arrêter…
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