Après avoir rencontré ce matin des ouvriers de l’usine de Saint-Gobain (Vaucluse), Nicolas Sarkozy s’est rendu à la mi-journée à la centrale nucléaire du Tricastin, dans la Drôme. Pour la troisième fois en l’espace d’une semaine, le chef de l’Etat a réaffirmé son attachement à l’énergie nucléaire. Un déplacement très politique alors que socialistes et écologistes se sont déchirés sur le sujet.
Nicolas Sarkozy développe beaucoup d'énergie pour défendre la filière nucléaire française remise en cause par la gauche

Pierrelatte : Nicolas Sarkozy accuse la gauche de vouloir la "destruction" de la filière nucléaire © Reuters Philippe Wojazer
Pas question de remettre en cause la filière nucléaire en France. Ce serait "une folie", a martelé une nouvelle fois le président de la République à l’occasion d’un déplacement en régions sur le thème de la politique énergétique. Un sujet qui s'impose comme l'un des principaux thèmes de la présidentielle de 2012.
Le risque d'un "mouvement massif de délocalisation"
Devant les ouvriers de l'usine Isover de Saint-Gobain (matériaux d’isolation), dans le Vaucluse, Nicolas Sarkozy a rappelé que le choix de l'énergie atomique faisait l’objet d’un "consensus politique de 65 ans" qu’on n'a "pas le droit de rompre", a-t-il ajouté. Et d’agiter le chiffon rouge. Renoncer à "cet avantage compétitif qui est celui d’une énergie bon marché, c’est prendre le risque d’un mouvement massif de délocalisation" des entreprises, a mis en garde le chef de l’Etat. "Mettre en cause la filière nucléaire, c'est mettre en cause la pérennité des usines dans le secteur électro-intensif", soit plus de 150.000 emplois directs et indirects, a-t-il encore affirmé, avant d'aller terminer sa visite du jour par les installations de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme).
La gauche veut la "destruction" de la filière
Un énième plaidoyer en faveur de l’atome qui fait écho à la
proposition de François Hollande de réduire de 75 à 50% d’ici 2025 la part du
nucléaire en France, et à l’accord électoral entre le PS et EELV qui prévoit la
fermeture progressive de 24 réacteurs (sur 58 en activité actuellement).Un accord qui, selon le chef de l'Etat, équivaut à une "destruction de la filière nucléaire", a-t-il estimé lors de don discours à l'usine d'enrichissement d'uranium d'Areva à Pierrelatte.
Nucléaire : Nicolas Sarkozy en appelle aux responsabilités de chacun.

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