Les places européennes, toujours inquiètes du dérapage des déficits publics dans la zone euro, ont clôturé en forte baisse et Wall Street a vacillé après la publication de chiffres mitigés sur l'emploi américain en janvier.
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Les mêmes angoisses qu'hier ont produit les mêmes effets: de fortes inquiétudes sur les finances publiques de plusieurs pays du sud de l'Europe (Grèce, Espagne, Portugal) ont fait plonger les places financières. Depuis plusieurs jours, observateurs et analystes agitent l'épouvantail de la Grèce, dont les déficits et la dette publics sont si élevés que la Commission européenne a décidé mercredi de placer le pays sous une quasi-tutelle. Suivant la tendance baissière en Asie dans la matinée, la Bourse de Paris a perdu 3,40%, le CAC 40 retombant à 3.563,76 points. Londres a abandonné 1,53% et Francfort 1,79%. Et Wall Street a suivi. La séance a été très volatile toute la journée, les trois indices évoluant dans le rouge la majeure partie de la journée. Mais la Bourse de New York a fini en hausse, en partie grâce aux valeurs technologues. Selon plusieurs analystes, cette instabilité de la place financière américaine a été marquée par l'inquiétude quant aux "dettes souveraines qui plombent l'atmosphère en Europe", et au "risque que le problème se répande et court-circuite la reprise économique". Sur les marchés des changes, l'euro est tombé vendredi sous 1,36 dollar pour la première fois depuis huit mois et demi. La monnaie européenne est descendue jusqu'à 1,3595 dollar ven fin d'après-midi, un nouveau plus bas depuis le 20 mai 2009. La publication des chiffres du chômage aux USA a encore accentué l'incertitude. Des statistiques mensuelles mitigées : l'économie américaine a détruit 20.000 emplois en janvier, alors que les analystes pensaient qu'elle en aurait créé, et le taux de chômage a baissé à 9,7%, quand un maintien à 10,0% était anticipé. Dettes européennes et emploi aux Etats-Unis ont donc créé une atmosphère fébrile sur les marchés, prompts à guetter le moindre signe de rechute de l'économie mondiale à peine sortie de la récession. "Ce que nous voyons est un vent de panique" , a résumé un analyste financier de Hong Kong. Anne Jocteur Monrozier, avec agences
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