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Areva s'apprête à supprimer au moins 2.700 emplois, dont plus d'un millier en France, selon l'AFP

le Lundi 21 Novembre 2011 à 19:00
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Le plan du groupe nucléaire français vise à économiser quelque 500 millions d'euros dès 2013. Cette cure d'austérité passera par des milliers de suppressions de postes, notamment en France, une réduction de 40% des investissements et des cessions d'actifs. Areva dément le volet français des suppressions d'emplois.

Le "plan d'action stratégique" d'Areva porte la signature de son nouveau patron, Luc Oursel © Reuters Yuriko Nakao

Le "plan d'action stratégique" d'Areva, dont l'AFP a pu prendre connaissance, doit être validé le 12 décembre prochain. Il vise à réaliser un demi milliard d'euros d'économies dès 2013, et 750 millions d'euros par an les années suivantes.

Aucune fermeture de site industriel n'est prévue en France. Mais Areva prévoit de supprimer 2.700 à 2.900 postes dont 1.300 en Allemagne et 1.000 à 1.200 en France. Dans l'Héxagone, seules les "fonctions support" - qui représentent un quart des 28.000 employés français d'Areva - sont visées (juridique, finance, communication et ressources humaines) : un poste sur six va disparaître.
En plus des départs en retraite et des démissions, un guichet va être ouvert pour l'indemnisation des départs volontaires.

Ce soir, Areva dément "catégoriquement" le volet français du plan de suppressions d'emplois.

Mais aux suppressions de postes s'ajoute une réduction drastique des investissements du groupe, qui vont être réduits de 12 milliards d'euros prévus d'ici 2016, à 7 milliards. Soit une coupe de 40%.

Enfin, Areva va également céder des actifs, notamment sa participation majoritaire (63%) dans le groupe d'or canadien La Mancha, et céder sa filiale Canberra, numéro 1 mondial de la mesure nucléaire.

Ce "plan d'action stratégique" porte la signature du nouveau patron d'Areva, Luc Oursel, qui a succédé à l'emblématique Anne Lauvergeon. Il ne serait pas étranger non plus à la catastrophe de Fukushima qui a jeté l'opprobre sur la totalité de la filière nucléaire.

L'Etat est actionnaire d'Areva à 87%.

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