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Dominique Strauss-Kahn

Réformiste, il prône un "socialisme du réel", "celui d'une gauche efficace au temps de la mondialisation", qui ne se résigne pas pour autant "au pragmatisme et à l'ordre établi". Il anime le courant " socialisme et démocratie ", au sein du PS, avec Jean-Christophe Cambadelis. Son parcours illustre son engagement à la droite du PS. Il est élu pour la première fois en 1986, député du Val d'Oise. François Mitterrand le fait entrer au gouvernement en 1991, où il devient ministre à l'Industrie et au Commerce extérieur. Puis, sous le gouvernement Jospin, il devient ministre de l'Economie et des Finances de 1997 à 1999. Les bons résultats économiques, la baisse du chômage en font un poids lourd du gouvernement. Il mène à Bercy une politique "réformiste", pilotant le dossier du passage à l'euro ou l'ouverture du capital de France Telecom. Une mise en examen dans le dossier de la Mnef en novembre 1999 le contraint à démissionner pour ne pas porter préjudice au gouvernement. Fin 2001, il est finalement lavé de tout soupçon. En 2005, il se bat pour le oui à la constitution européenne. La primaire socialiste avant l'élection présidentielle de 2007 est pour lui un échec. Il perd contre Ségolène Royal, avec 20,83% contre 60,60%. A la fin de la campagne présidentielle, il fait figure de futur Premier ministre en cas de victoire de Ségolène Royal, qui avait misé sur lui pour attirer l'électorat centriste. Le centriste François Bayrou l'avait aussi cité comme possible locataire de Matignon. Depuis la défaite de la présidentielle, il n'a pas ménagé ses critiques contre son parti et sa direction. Selon lui, "le monde bouge et n'attend pas que le PS se rénove". Ses amis s'organisent d'ores et déjà pour peser sur la reconstruction du PS, sur laquelle il gardera un oeil, alors que, selon un récent sondage, il est jugé par une majorité de 30% de Français comme "le meilleur leader pour la gauche". Son allure élégante et décontractée lui a souvent valu l'étiquette de dilettante, récusée par ses proches. Jouant de son image et de son aisance, il ne dédaigne pas les pages mondaines des magazines, se montrant volontiers en compagnie de sa troisième épouse, l'ex-journaliste de télévision Anne Sinclair. Nouveau directeur général du FMI, il affiche une volonté de réforme. Pour que cette institution "soit adaptée" au monde, il appelle à renforcer "la voix des pays émergents et des pays pauvres".

Dominique Strauss-Kahn

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