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La Grèce hésite entre l'inconnue Syriza et la continuité Samaras

le Vendredi 15 Juin 2012 à 07:15
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Les Grecs sont appelés aux urnes dimanche pour tenter de désigner une majorité capable de former un gouvernement. Les sondages donnent deux favoris : la gauche radicale de Syriza, opposée à la rigueur mais sans expérience, et les conservateurs, membres de la coalition sortante donc co-responsables de la situation économique catastrophique.

Beaucoup de Grecs l'admettent : ils ne savent plus trop à quel parti se vouer pour sortir le pays de la crise. Agelos, menuiser reconverti en taxi, s'apprête à voter Syriza, "un parti qui n'a jamais gouverné, puisque ceux qui ont gouverné, on les a essayé, ils n'ont rien réussi à faire. La plupart des gens, moi inclus, on vit déjà la catastrophe. Qu'est-ce que Syriza pourrait faire de pire ?"

Lors de son dernier meeting, hier soir à Athènes, Alexis Tsipras, leader de ce mouvement opposé à la rigueur, a promis le maintien de la Grèce "dans l'Europe et l'euro". Le deuxième parti grec lors des précédentes élections progresse encore dans les sondages, au point d'inquiéter les créanciers du pays. François Hollande n'a pas exclu une renégociation du plan de rigueur, tout en mettant en garde les
Grecs contre une sortie de la zone euro en cas de non respect de leurs engagements.

Pas de scénario parfait

Les Grecs doivent en fait choisir entre deux maux, celui d'un risque d'une sortie de l'euro et celui d'une l'austérité encore plus rude. Le pays attend 130 milliards d'aides européennes, et le parti Nouvelle démocratie, mené par le conservateur Antonis Samaras, entend respecter les engagements pris en échange.

Le précédent gouvernement, auquel participaient les conservateurs, avait du créer plusieurs impôts pour tenter de redresser la situation. L'économie, elle plonge toujours plus vite : le chômage atteint désormais un tiers des 25-29 ans et plus de la moitié des 15-24 ans non scolarisés.

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