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Tony Estanguet, héros du jour

le Mercredi 1 Août 2012 à 07:20
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C'est un homme qui "flotte sur l'or" qui a les honneurs de la presse aujourd'hui.

Les journaux de ce mercredi 1er août 2012 © Radio France

 

Sur les photos on ne voit que le haut de son corps, les jambes cachées dans le canoë, les bras qui brandissent le drapeau tricolore, ces bras qui ont fait des miracles. C'est le "fabuleux Tony" à la une de La République des Pyrénées, Tony Estanguet qui s'est offert hier une troisième médaille d'or en canoë. L'Equipe célèbre "les trois glorieuses de Tony Estanguet qui écrit le dernier chapitre d'une trilogie historique et devient le premier français à remporter trois titres olympiques dans la même épreuve."

"L'apothéose" pour Le Télégramme, le Républicain Lorrain aime "Tony à la folie", Tony Estanguet qui pour la Dépêche du Midi est même "devenu l'emblème d'un sport qui ne connaît pas les dérives du professionnalisme". 

Et  tout cela n'a pas échappé aux politiques qui surfent sur les victoires des sportifs français. "Ou comment les élus s'approprient le succès de leurs champions". Le Figaro raconte: "jadis, ils auraient adressé un télégramme, naguère ils auraient décroché leur portable". Cette année, pour féliciter les champions, les responsables politiques utilisent twitter. L'art des félicitations en 140 signes.  Et il y en a un qui est particulièrement appliqué, c'est Christian Estrosi, le maire de Nice qui se déchaîne sur le réseau social pour encourager la nageuse Camille Muffat, avant, après la compétition et même pendant : Christian Estrosi tape par exemple " à 150 mètres du bonheur, allez Camille".

Les politiques britanniques aimeraient en faire autant, mais pas de chance, aucune médaille d'or pour l'instant. Alors la presse supplie les sportifs. Comme The Sun, c'est l'Equipe qui cite le tabloïd: The Sun qui résume l'attente de tous les britanniques: "s'il vous plaît, pourrions nous avoir une médaille d'or? Le journal ne fait même pas le difficile: "dans n'importe quel sport, cela ne nous dérangerait pas."


La plus-value qui fait scandale

A lire dans Le Parisien. Le laboratoire pharmaceutique s'apprête à supprimer plusieurs centaines d'emplois. Le groupe a présenté ses résultats du deuxième trimestre la semaine dernière et a annoncé un plan d'économies avec un impact sur l'emploi. Le lendemain de cette annonce, le président des opérations globales de Sanofi, Hanspeter Spek a levé des stocks options: en clair, il a acheté des actions de sa société à un prix convenu à l'avance, et il les a revendues au cours du jour, ce qui parfaitement légal et qui lui a permis de faire un bénéfice brut de près de 550 000 euros. C'est n'est pas du meilleur effet.

 

L'interview de la veuve de Yasser Arafat

Entretien exclusif dans le Figaro. Souha Arafat a porté plainte contre X pour assassinat. 8 ans après la mort du leader palestinien, sa veuve veut savoir s'il a été empoisonné puisqu'une enquête de la chaîne Al-Jazzera a révélé des doses anormalement élevées de polonium sur les vêtements de Yasser Arafat. Et elle s'étonne que les prélèvements d'urine et de sang aient été détruits. La France où il est décédé, lui a dit ne pas savoir de quoi était mort Yasser Arafat. "Surprenant" dit elle, "qu'un pays comme la France ignore la cause du décès d'un chef d'Etat soigné dans un de ses hôpitaux".

Elle penche donc pour la thèse d'un empoisonnement au polonium, mais toujours dans le Figaro, des médecins émettent des doutes.

Plusieurs experts assurent en effet que Yasser Arafat est mort "de troubles graves de la coagulation", des symptômes différents de ceux d'un empoisonnement au polonium.

Mais alors comment expliquer les traces sur les vêtements du dirigeant palestinien ? Un médecin assure qu'on trouve du polonium dans l'environnement et "quand on cherche des traces, on en trouve."

 

Vogue piégé par Asma el Assad

Le célèbre magazine américain s'est fait avoir par la femme du dictateur syrien. Une histoire que raconte le site internet Rue 89.

En mars 2011, au moment où commence le soulèvement contre Bachar el assad, le magazine Vogue publie un portrait très complaisant d'Asma el Assad. La journaliste raconte comment elle s'est faite piéger. Cet entretien, "on lui offert sur un plateau, l'interview a été organisée par une entreprise de relations publiques payée par la présidence syrienne". Vogue lui a précisé qu'il ne fallait pas lui parler de politique mais "de culture, d'antiquités, de musées".

La journaliste dit qu'elle n'avait aucun moyen de savoir ce qui se passait dans le pays. Résultat: ça lui a coûté son poste au sein de Vogue, dans sa chute elle a entraîné l'une des grands photojournalistes américains. Et deux mois après sa parution, l'article a été supprimé du site internet du magazine.