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Eurovision : Bakou va chanter sur un volcan

le Vendredi 25 Mai 2012 à 07:22
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L'Eurovision en Azerbaïdjan, entre corruption et répression, le régime et les opposants espèrent chacun de leur côté tirer profit de l'événement, et en France des primes patronales qui font à nouveau des vagues

Presse 25/05/12 © Radio France - Jean-Christophe Martin

 

Avec d'abord ce qui sera l'un des événements médiatiques du week-end, l'inoxydable concours de l'Eurovision...

Improbable et ringarde pour les uns, la finale de l'Eurovision reste contre vents et marées l'un des plus gros événements télévisuels de l'année : avec des chiffres qui donnent le tournis et cette année encore plus que d'habitude, un budget de 25 millions d'euros, des dizaines de trains et de camions et même des Boeing pour amener sur place 300 tonnes de matériel : l'Eurovision va faire son show à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan, dans un curieux télescopage culturel dans ce pays musulman et laïc.

Pourquoi l'Azerbaïdjan, parce qu'il a remporté l'Eurovision l'an dernier. A son tour donc d'organiser l'événement. Et à Bakou, le régime a fait les choses en grand, un quartier a été rasé pour faire la place à un palais de la chanson futuriste, car pour l'Azerbaïdjan, l'Eurovision c'est d'abord une vitrine et une formidable occasion de se faire connaître.

Sauf qu'à Bakou, "l'Eurovision va danser sur un volcan", c'est le titre du reportage de Pierre Avril dans le Figaro qui raconte comme  Guillaume Perrier dans le Monde comment la vitrine clinquante cache un régime oppressif et corrompu aux mains d'une seule famille, les Aliev.

Le père de l'actuel président était général du KGB soviétique, son fils a donc pris la succession, c'est la première dame qui préside le comité d'organisation de l'Eurovision, c'est leur fille qui joue en bikini dans les spots publicitaires à la gloire du pays, et c'est le gendre qui doit assurer les intermèdes entre deux chansons demain soir.

Une affaire de famille, et c'est la même chanson pour l'économie du pays, les mines d'or, le pétrole et le gaz gérés de près ou de loin par le clan au pouvoir sur fond de corruption et de répression, sur fond aussi de rivalité avec l'Iran voisin où on dénonce sans rire les atteintes aux droits de l'homme en Azerbaïdjan.

Pour le régime au pouvoir à Bakou, l'Eurovision était pourtant l'occasion de promouvoir une image dorée du pays. Mais le Figaro raconte qu'au sommet du pouvoir, on s'inquiète d'une contestation qui grandit.

Car le pouvoir s'est fait piéger dans son opération de relations publiques qui se retourne contre lui et qui permet à l'opposition de se faire entendre malgré la répression. Des opposants qui espèrent bien eux aussi mettre à profit la tribune du grand show planétaire pour faire entendre une autre parole, la parole de ces sans-voix de l'Eurovision comme les appelle le Monde.

Et puis décidément, la crise s'invite partout : selon le Parisien, la candidate espagnole a reçu de la télé de son pays une seule consigne avant d'aller à Bakou : ne surtout pas gagner, car la télé espagnole n'aurait qu'une crainte, être obligée d'organiser l'Eurovision l'an prochain, impensable en période de crise aiguë en Espagne. La France semble relativement à l'abri d'un tel désastre, elle n'a plus gagné depuis 1977.

Reste la question posée à la Une du Monde : fallait-il vraiment aller chanter à Bakou, comme s'il était normal d'aller pousser la chansonette pour étouffer les cris des torturés...

 Retour en France avec de très grosses primes patronales qui font à nouveau des vagues...

Chez Carrefour d'abord : un patron chasse l'autre sur fond de mauvais résultats. Sous la direction du sortant, Lars Olofsson, l'action a perdu 40 pour cent, il va pourtant toucher une retraite chapeau qui pourrait atteindre jusqu'à 500 000 euros, à laquelle s'ajoute 1 million et demi d'euros au titre de la clause de non-concurrence, et pourtant selon les spécialistes, au vu de son bilan chez Carrefour, difficile d'imaginer qu'on va s'arracher ses services. Selon les Echos qui évoquent ces chiffres, c'est une situation qui pourrait d'ailleurs provoquer un tollé...

Deuxième grand patron sur la sellette, Pierre-Henri Gourgeon, le Parisien et Aujourd'hui en France parlent du "jackpot" de l'ex-patron d'Air France.

Alors que les salariés connaissent depuis janvier une cure d'austérité et qu'on craint jusqu'à 5000 suppressions de postes, la prochaine assemblée générale du groupe devrait voter l'attribution de 400 000 euros à l'ancien directeur général au titre là aussi d'une prime de non-concurrence. Pour les syndicats, "on achète son silence", et selon le Parisien la nouvelle fait en tout cas l'effet d'une bombe chez des salariés d'Air France au régime sec.

La presse à la Une

La presse à la Une du 25/05/12 : avec Arnaud de Saint-Simon de Psychologies Magazine  
 

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A la Une du numéro du mois de juin de Psychologies Magazine, des conseils indispensables avec un dossier pour "cultiver la joie de vivre", et dans le même numéro "tous à table, le grand retour de la convivialité" : une étude sur les comportements alimentaires des Français, et spécialement sur le repas, ce moment qui reste privilégié même pour les jeunes. Explications avec Arnaud de Saint-Simon, le directeur de Psychologies Magazine.

 

 

 

 

 

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Avatar de anonyme
Les inconditionnels du / prive / :appreciez les mentalites de certains chefs d'entreprise ....
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