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Ce que le peloton pense de Bradley Wiggins

le Dimanche 22 Juillet 2012 à 20:40
Par media365.fr

Discret, drôle, rock'n'roll, travailleur... Les adjectifs diffèrent pour qualifier Bradley Wiggins, vainqueur dimanche de son premier Tour de France. Plusieurs membres du peloton et de l'encadrement sont revenus sur le comportement du Britannique.

Nicolas Roche (coureur chez AG2R La Mondiale, ancien coéquipier de Wiggins chez Cofidis)
Bradley a un comportement atypique. Connaissant Brad, quand je le vois faire ses interviews, j’ai le sourire parce que je vois comment il joue avec la presse. Après, quand on l’a en face à face et qu’on ne le connaît pas, on ne sait jamais s’il est sérieux ou ironique. Il est toujours sur un fil. La conférence de presse, à Liège, j’étais mort de rire. Les gens croient qu’il s’est soudainement transformé en comique mais, même quand il était moins populaire, il a toujours été moqueur. Quand on était à Cofidis, il mettait l’ambiance. C’était un bon gars.

Alain Gallopin (directeur sportif de RadioShack-Nissan)
Dans le peloton, Bradley a une bonne image. C’est un bon gars. En plus, c’est un type qui parle toutes les langues donc je pense qu’il parle avec tout le monde. C’est un coureur qui est en train de montrer que par son travail, il est en train d’avoir une grosse progression.

Stéphane Heulot (manager de Saur-Sojasun)
Bradley a un style un peu rockeur. Il se donne une apparence assez dilettantiste. Il a eu un parcours atypique. C’est un peu l’esprit anglais. Son style, je ne le commenterai pas particulièrement. Qu’il soit avec une barbe verte et des cheveux rouges, je ne suis pas là pour juger. L’important pour lui est d’être le meilleur. Le charisme s’établit avec de la personnalité mais également avec la façon de courir, avec du panache. Je n’en vois pas forcément beaucoup.

Bernard Hinault (quintuple vainqueur du Tour de 1978 à 1985)
Dans la montée de la Toussuire (ndlr : lors de la 11eme étape), quand Christopher Froome (son coéquipier chez Sky) a attaqué, il est bien resté sur place. Si les oreillettes n’avaient pas existé, cela aurait été marrant. Ils sont à égalité. Froome est un petit peu plus fort en montagne. Wiggins a énormément bossé pour avoir ce qu’il a aujourd’hui. C’est un coureur comme les autres.

Yann Huguet (coureur chez Argos-Shimano, ancien coéquipier de Wiggins chez Cofidis)
Brad, c’est quelqu’un qui a beaucoup d’humour. C’est un super gars. J’ai gardé de super souvenirs de lui. Pendant les quatre jours de Dunkerque lors de ma première année pro, j’étais placé au général et il roulait pour moi. C’est quelqu’un que j’apprécie. On ne se voit plus trop mais quand on se voit dans le peloton, on se parle. C’est quelqu’un de très rock’n’roll avec beaucoup de caractère mais il reste discret. Dans le peloton, je n’ai jamais entendu dire trop de mal de lui.

Vincent Lavenu (manager d’AG2R La Mondiale)
Bradley est discret. Ce n’est pas un grand communiquant. Il fait son truc. Il est dans la philosophie de son équipe : très appliqué, sérieux et il ne laisse rien au hasard. Il a sûrement beaucoup investi pour en arriver là. Au départ, c’est un poursuiteur. Il a fait beaucoup d’efforts pour perdre du poids. Il s’est rendu compte de ses capacités. Il y a cru. C’est une belle réussite.

David Millar (coureur chez Garmin-Sharp)
Non, il n’est pas trop rock’n’roll. C’est un très grand athlète. Il est très appliqué. Il n’a pas trop un côté fou, il a plus un côté comédien, clown. J’ai beaucoup de respect pour lui.

Matthieu Sprick (Argos-Shimano)
Je ne le connais pas personnellement. Vu de l’extérieur, il a l’air sympa. Il accentue son côté british, j’aime bien. Il l’assume. Ça le met un peu à part. En étant maillot jaune, il a autre chose à faire que discuter avec tout le peloton donc c’est difficile de le côtoyer. Il est toujours concentré.

Par media365.fr
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