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L'hommage à l'un "des derniers géants"

le Samedi 13 Mars 2010 à 16:16
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C'est l'expression choisie par Michel Drucker pour rendre hommage au chanteur disparu. Il le connaissait bien, réticent à passer à la télévision, le chanteur était sorti de son silence en 2003, pour l'émission "Vivement Dimanche".

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- Michel Drucker qui ne cache pas son admiration:“ Il y avait Brel, il y avait Brassens, il y avait Ferré et il y a Jean qui était le dernier des Mohicans”.
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- " C'est une déchirure, un grand vide ", témoigne son amie et interprète Isabelle Aubret. "J'ai tellement aimé chanter Ferrat parce que j'étais la messagère de jolis mots, même s'ils étaient parfois violents, ils ne parlaient que de nous".
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- Pour Georges Moustaki, “C'était quelqu'un d'exemplaire, il n'a rien sacrifié de ce qui lui tenait à coeur... dans les années 50, on avait commencé à écrire des chansons ensemble. Il a eu très vite un grand succès par la beauté de sa voix qui était exceptionnelle".” - "C'était un des grands. Il aimait les chansons frondeuses. On a galéré ensemble", se souvient Pierre Perret.
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- Jean Ferrat "a chanté la France comme personne ", ajoute Robert Hue, le sénateur communiste et ancien numéro un du PCF. Celui-ci rappelle qu'il avait eu l'"immense honneur" d'accueillir Jean Ferrat sur la liste qu'il conduisait pour les élections européennes de 1999. - C'est "une grande perte", souligne Marie-Georges Buffet, la secrétaire nationale du PCF, qui lui est "redevable de tant de souvenirs intimes ou collectifs"
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- Selon Claude Lemesle, le président de la Sacem, Jean Ferrat "“était l'une des incarnations majeures de la chanson française de la deuxième partie du XXe siècle...il était aussi l'un des mélodistes les plus accomplis de sa génération, qui a mis en musique parmi les plus beaux textes de la langue française, dont ceux d'Aragon, qui fut enchanté du résultat".” - Pascal Nègre, président d'Universal Music France estime qu'avec la disparition de Jean Ferrat, c'est un pan entier de la musique française qui disparaît. - Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, salue lui "le mélange d'engagement politique, de fraternité et d'amour" qu'il incarnait.
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- Enfin, Nicolas Sarkozy estime que c'est " une conception intransigeante de la chanson française" qui disparaît.