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Les masques de jade mayas à la Pinacothèque à Paris

le Mercredi 8 Février 2012 à 05:40
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L'une des plus célèbres découvertes de l'archéologie précolombienne du XXè siècle est certainement celle des masques funéraires en mosaïque de jade, dont le plus connu est celui du souverain Pakal, mis au jour en 1952. La Pinacothèque de Paris présente jusqu'au 10 juin, en partenariat avec France Info, 12 masques originaux restaurés et une reproduction du masque de Pakal, ils sortent pour la première fois du Mexique.

Masque funéraire avec une coiffe d’oiseau et des boucles d’oreilles, Tombe 1, structure III, Calakmul, Campeche Classique ancien, 375-450 apr. J.-C. © Radio France - Martirene Alcántara/INAH

L'exposition Les masques de jade mayas, à la Pinacothèque de Paris, qui devait inaugurer l'année du Mexique l'an passé et qui a été annulée au dernier moment, a finalement pu être organisée en ce début 2012. Marc Restellini, le directeur de la Pinacothèque, et Sofia Martinez Del Campo Lanz, commissaire de l'exposition, restauratrice et coordinatrice du projet Mascaras Funerarias à l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire de Mexico, présentent un ensemble de pièces de mobilier funéraire retrouvés dans la jungle, dans les sépultures de la noblesse maya au sud-est du Mexique depuis plusieurs décennies, et notamment 12 masques originaux découverts en fragments dans les tombeaux des souverains.

Ces merveilles en mosaïque de jade, datant de la période classique maya, (250-900 de notre ère) mêlaient les traits des dignitaires à ceux du dieu miraculeux du maïs, ils ont été patiemment recomposés et restaurées depuis 10 ans. Le jade dans la civilisation maya est étroitement lié au ciel, à l'eau source de vie, la fertilité et la permanence. Il est symbole de renaissance, du souffle de la vie.

Ces masques éblouissants, dont près de 40 ont été retrouvés, permettaient aux dignitaires, de s'identifier au dieu du maïs dans leur voyage vers l'au-delà avant leur renaissance. Car aux yeux des mayas, le visage renfermait l'essence même de l'individu. Et le jour de la mort était pour eux le jour le plus important de leur vie, les dignitaires préparaient ce jour et leur monument funéraire une bonne partie de leur existence. Cet artisanat extraordinaire, a été perdu avec la disparition de la civilisation maya. L'exposition parisienne montre ces masques comme ils devaient être durant la période classique.

Les masques de jade mayas, une exposition de la Pinacothèque de Paris, avec France Info jusqu'au 10 juin.

 

Ecouter Sofia Martinez Del Campo Lanz, restauratrice des masques et commissaire de l'exposition
 

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Ecouter l'entretien avec Marc Restellini, directeur de la Pinacothèque
 

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