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Compagnons d'Allemagne

le Samedi 4 Août 2012 à 05:12
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Tout l'été 2012, avec la complicité de la Revue 6 Mois, Pascal Delannoy vous fait voyager dans le monde entier. Direction l'Allemagne. Ils ne sont que 6 ou 700 chaque année sur les routes, autant dire que vous avez peu de chance de les croiser.

6 Mois © Radio France

C'est tout l'intérêt de ce reportage. La tradition est respectée. Elle est très belle. Ces artisans vont de chantier en chantier, il s'agit de traverser le pays, de faire des rencontres, de travailler, de donner un coup de main ici et là, souvent dans le bâtiment mais pas seulement.

Une photo très étonnante marque le départ du voyage. Au moment de quitter la maison, un jeune charpentier décide d'abandonner son téléphone portable. Un coup de marteau et voilà l'objet devenu inutile, cloué sur une poutre. On a compris qu'il est, en fait, totalement hors d'usage et qu'il ne pourra sûrement pas servir à son retour dans trois ans.

Autre tradition, creuser un trou dans le sol à l'entrée du village. Il s'agit d'y laisser deux bouteilles, l'une de Schnaps, l'autre remplie de lettres et de mots des amis ou de la famille. Tout cela, le jeune garçon le retrouvera à son retour.

Ces frères de la route ne sont pas des solitaires. Ils voyagent souvent à deux ou à trois et on ne peut pas ne pas les reconnaître.

Chapeau noir,  pantalon et veste de velours. Une veste tout à fait symbolique avec six boutons qui représentent les six jours de travail de la semaine. C'est le signe d'une revendication d'une autre époque.

Longtemps les compagnons devaient, en effet, travailler sept jours sur sept et les six boutons avaient fini par symboliser leur demande d'un jour de repos.

Quelques femmes participent à ces longues marches, mais elles sont assez rares. Cela remonte à une trentaine d'années pas plus, alors que le voyage a commencé au Moyen Age, avec les premières cathédrales.

Pour toutes et tous, la règle est la même : ne jamais payer pour dormir ou voyager. Autrement dit, à chaque instant, dialoguer pour se faire accepter. Mais il est vrai que l'usage d'internet, dans les cybercafés est toléré, et cela permet de s'échanger les bonnes adresses.

Il faut dire que les compagnons, le premier jour, partent avec seulement cinq euros en poche et que trois ans plus tard ils doivent avoir exactement la même somme !

Les frères de la route un reportage à retrouver ans le Numéro 3 de la Revue 6 Mois. La semaine prochaine direction le Sud de l'Inde où un système de santé a révolutionné le quotidien des paysans.

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