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Jean Jaurès

le Samedi 7 Avril 2012 à 11:40
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Il a donné son nom à de multiples rues, places, écoles ou lycées. Cet homme est devenu la figure de proue du socialisme français et de tous ceux qui réclamaient un meilleur sort pour les déshérités et les ouvriers. Né en 1859 à Castres, il est mort le 31 Juillet 1914, assassiné par un nationaliste, Raoul Villain.

Jean Jaurès © Jean Jaurès

 

Né en 1859 à Castres où il a fait de brillantes études, Jean Jaurès a commencé par être professeur de philosophie.  Puis à Paris, il se tourne vers la politique. En 1885, devenu député du Tarn, il va prononcer de nombreux discours révolutionnaires sur les questions sociales et ouvrières, et ainsi attirer l’attention du Parlement puis de tout le pays, par son éloquence . Il dénonce le capitalisme et la politique extérieure menée par La France, par les nationalismes.

Malgré ses discours enflammés, c’est avant tout un  pacifique : il prédit un cataclysme, dès 1905, si la guerre européenne éclate, il craint les réactions furieuses, les dictatures qui peuvent en résulter. Il appelle les  prolétaires de tous pays à décréter la grève générale, si la guerre éclate. il ne  croit pas à une guerre possible entre la France et l’Allemagne.

 Ses prises de position déclenchent la haine…il est pris pour un traitre ! " Il faudra le fusiller écrit, en 1911, Charles Péguy. En 1914, Léon Daudet dans le journal « L’action française » s’en prend violemment à lui.  Le 31 Juillet, Jean Jaurès est assassiné par un nationaliste, Raoul Villain, deux jours avant la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France. Raoul Villain qui revendique son geste comme un acte juste.

Mais il y a aussi tous ceux qui pleurent la disparition d’un grand homme :« Ils ont tué Jaurès » répètent ses amis à travers tout le pays. Son assassinat sacralise le personnage; Anna de Noaïlles traduit en louanges, le destin de cet homme.

Le 4 Août 1914, jour de ses obsèques et de la déclaration de guerre de l’Allemagne, aussi bien ses camarades que ses ennemis se retrouvent ensemble, c’est l’Union sacrée.

 

 Max Gallo rapporte: sa pensée philosophique sur l’internationalisme n’était pas incompatible avec le patriotisme ; « plutôt choisir l’anarchisme que le despotisme quel qu’il soit », c’était sa conviction.

La France lui a rendu hommage: Jaurès repose au Panthéon, depuis le 23 Novembre 1924.

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