Marie NDiaye décroche le prix Goncourt pour "Trois femmes puissantes" (Gallimard), et Frédéric Beigbeder le Renaudot pour "Un roman français" (Grasset). Le coup d’envoi de la saison des prix littéraires n’a réservé aucune surprise…
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Marie Ndiaye décroche le Goncourt au premier tour de scrutin, par cinq voix contre deux à Jean-Philippe Toussaint pour "La vérité sur Marie", et une à Delphine de Vigan pour "Les heures souterraines". Marie NDiaye est la première femme depuis plus de dix ans à obtenir le plus prestigieux des prix littéraires. Née en 1967 à Pithiviers (Loiret) d’un père d’origine sénégalaise et d’une mère française, Marie NDiaye a grandi en banlieue parisienne. Elevée en France par sa mère, professeure de sciences naturelles, elle avait publié son premier roman à 18 ans, "Quant au riche avenir". Puis une vingtaine d’ouvrages en 23 ans. Romancière atypique, tour à tour féministe, engagée, elle surprend par l’étrangeté de ses récits, qui parlent des femmes et des rapports compliqués entre les gens. Prix Femina en 2001 pour "Rosie Carpe", elle entre en 2003 au répertoire de la Comédie-Française avec "Papa doit manger". "Trois femmes puissantes" regroupe trois récits dont les héroïnes résistent pour préserver leur dignité, entre la France et l'Afrique. Trublion de l’édition française Quant au Renaudot, il est décerné à Frédéric Beigbeder. _ Fatigué des nuits de défonce dans les boîtes de nuit parisiennes, l'ex-jet-setter livre dans "Un roman français" (Grasset) le récit sensible de son enfance béarnaise. L’auteur retourne sur les plages de son enfance, raconte sa rivalité avec son frère Charles devenu l'un des dirigeants du Medef, et le divorce de ses parents. Un roman souvent drôle, mélancolique, pudique à sa façon. Le roman d'une grande bourgeoisie provinciale en phase terminale. Auteur comblé de "99 francs" en 2000 - 400.000 exemplaires vendus et une adaptation au cinéma en 2007 -, Frédéric Beigbeder a déjà obtenu le prix Interallié 2003 avec "Windows on the World". Le Renaudot de l'essai est attribué à Daniel Cordier pour "Alias Caracalla" (Gallimard). Et "Palestine", d'Hubert Haddad, remporte un nouveau Renaudot récompensant pour la première fois cette année un livre de poche n'ayant pas été primé auparavant. Après l'attribution, jeudi dernier, du Grand Prix du roman de l'Académie française à Pierre Michon (Les Onze, Verdier), la quinzaine des prix littéraires se poursuit avec le Médicis mercredi, le Femina le 9 novembre, et l'Interallié le 18. Gilles Halais, avec agences

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