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Chaude ambiance à l'UMP parisienne

le Dimanche 23 Octobre 2011 à 22:00
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La campagne a déjà démarré pour les législatives à Paris. Les propos de Rachida Dati hier dans l'émission Radio France Politique ne sont pas passés inaperçus. L'ancienne Garde des sceaux étrillant le Premier ministre, qui a annoncé il y a dix jours qu'il serait candidat aux législatives à Paris, un probable marche-pied pour les municipales de 2014. _ Et ce qui énerve Rachida Dati, c'est que François Fillon devrait se présenter dans la circonscription qu'elle brigue elle aussi.

Il y a embouteillage dans la 2e circonscription, celle de Jean Tibéri, qui a annoncé qu'il voulait bien céder sa place au Premier Ministre. Un atterrissage en douceur pour l'élu de la Sarthe. "Tout a été prévu, dénonce Rachida Dati, même la nomination de Tibéri fils". Dominique Tibéri, qui aurait pu prétendre à la circonscription de son père et qui a été nommé contrôleur général à Bercy. Dominique Tibéri était présent cet après-midi au siège de l'UMP où Jean-François Copé réunissait justement l'ensemble des élus parisiens. Une réunion prévue de longue date alors que la fédération de Paris est en proie à des divisions. Rien à voir donc avec la charge de Rachida Dati, comme diraient nos amis rugbymen. Mais les partisans de François Fillon en ont profité pour réclamer un carton jaune contre la maire du 7e arrondissement. Parmi eux, Philippe Goujon, le président de la fédération. _ Matignon affirme que le Premier ministre est loin de tout cela, occupé à préparer la réunion qui se tient en ce moment avec les responsables des groupes parlementaires sur la zone euro. Après Rachida Dati, d'autres détracteurs de François Fillon ont aussi donné de la voix C'est le cas de Claude Goasguen. L'élu du 16eme arrondissement ne soutient pas Rachida Dati, mais lui-même. Lui aussi veut être maire de Paris. _ Bref, l'UMP parisienne est en pleine tempête et comme souvent quand le navire tangue, les élus cherchent un coupable. Pour Alain Destrem, conseiller de Paris élu dans le 15e arrondissement, c'est le capitaine de l'UMP Jean-François Copé. La thérapie de groupe cet après-midi a donc vite tourné au règlement de comptes. _ De quoi faire perdre son latin au président de la fédération. C'est le lapsus du jour, signé Philippe Goujon dans une ode à l'unité : "nous avons besoin à Paris de divisions, de rassemblement".