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Demies : France - Croatie (25-22)

le Vendredi 10 Août 2012 à 23:05
Par media365.fr

Devant au score de la première à la dernière minute, les Français ont réalisé un match remarquable de maîtrise et d'abnégation défensive, à l'image d'un Thierry Omeyer impérial, pour se défaire de la Croatie vendredi en demi-finales (25-22). Les Bleus défendront leur titre olympique dimanche contre la Suède.

Une résurrection. Six mois à peine après la déconvenue du dernier Euro, avec une onzième place à la clé, les Bleus disputeront dimanche leur deuxième finale olympique consécutive. "Quand on voit où était cette équipe au mois de janvier, il a fallu reconstruire", a expliqué le sélectionneur Claude Onesta au micro de France Télévisions.

Au terme d'un match maîtrisé de bout en bout, ils sont logiquement venus à bout vendredi de Croates désabusés de devoir encore buter sur les Français, comme si souvent ces dernières années (25-22). Portés par une défense de fer et un Thierry Omeyer infranchissable (46% d'arrêts), les Experts ont définitivement prouvé qu'ils méritaient encore leur surnom. Ils retrouveront dimanche la Suède pour ajouter un nouveau chapitre à leur légende. Avec dans le viseur un sixième grand titre international depuis 2006. Critiqués de toutes parts, ils ont répondu de la plus belle des manières. Des doutes avaient encore été émis par certains observateurs lors du premier tour, notamment en raison de leur défaite contre l'Islande (29-30). En l'espace de deux matchs, ils ont retrouvé leur meilleur niveau. Comme si ce parfum si particulier des phases finales leur permettait de se surpasser. "C'est pas mal pour une équipe de vieux, a souri Onesta, non sans ironie. On a réussi à faire quelque chose de passable."

S'ils avaient été contraints de s'arracher mercredi pour disposer de l'Espagne, grâce à un but de William Accambray à la dernière seconde (23-22), ils n'ont pas laissé la moindre chance aux partenaires d'Ivano Balic. Ces derniers étaient pourtant invaincus depuis le coup d'envoi du tournoi olympique. Mais dès les premières minutes, les Bleus ont montré à leurs meilleurs ennemis qu'ils étaient dans un très grand jour. "On voulait faire un super début de match, pas comme contre l'Espagne, a indiqué Nikola Karabatic. On voulait commencer fort, mettre les buts en attaque et prendre de l'avance."

Comme au cours de toutes leurs grandes conquêtes, ils se sont avant tout appuyés sur une défense de très haut niveau, positionnée en 0-6. Certainement vexé de ne pas avoir encore affiché son meilleur visage sur les parquets londoniens, Omeyer a emmené ses équipiers dans son sillage. Il a arrêté neuf des dix premières tentatives adverses et a écoeuré les attaquants slaves. De l'autre côté du terrain, Karabatic a réglé la mire (3/5), tout en donnant le tempo dans le secteur défensif. Didier Dinart est lui aussi monté d'un cran au niveau de l'intensité et n'a laissé aucun répit à Igor Vori et consorts.

"La plus grande de tous les temps" selon Balic.

En avance de trois buts après vingt minutes de jeu (9-6), les Français ont laissé les Croates revenir dans le match en fin de première période. La faute à de trop nombreuses pertes de balle (8 en première mi-temps, 15 au total) et à l'entrée en jeu de Balic, toujours aussi précis pour mener le jeu de son équipe (2 buts, 4 passes décisives). Les Bleus ont néanmoins conservé deux unités d'avance à la pause (12-10). Au retour des vestiaires, les joueurs de Slavko Goluza ont cru pouvoir inverser la tendance. Les doubles champions du monde en titre balbutiaient alors leur jeu d'attaque, avec les six premières minutes de la deuxième période sans le moindre but. Un excellent Venio Losert brillait alors au poste de gardien, au relais de Mirko Alilovic. Mais les Croates, toujours aussi truqueurs, n'ont pas réussi à profiter de ce passage à vide pour passer devant à la marque et ont laissé passer leur chance. Comme lors de son entrée contre l'Espagne, Accambray a dynamité la défense adverse en inscrivant trois buts de rang. Samuel Honrubia (4/4), Luc Abalo (4/7), Daniel Narcisse (4/7) ou Cédric Sorhaindo (2/2) ont ensuite pris le relais.

Toujours aussi solides en défense, les Français ont fait le break à sept minutes de la sirène, par l'intermédiaire de Narcisse (21-16, 54eme), et ont déroulé dans le money-time. "Les Croates avaient sûrement plus peur de nous que nous n'avions peur d'eux, a estimé Onesta. Notre volume défensif les empêche souvent de s'exprimer. Les pendules sont remises à l'heure. "

Au moment du coup de sifflet final, ils ont explosé de joie comme des enfants avant de saluer chaleureusement les Croates. Un symbole du respect mutuel entre les deux sélections. "Il n'y a pas de mots. Revivre ces moments, c'est incroyable, s'est réjoui Karabatic. On a beaucoup de chance mais aussi beaucoup de mérite. Ce n'était pas facile d'en arriver là. On avait beaucoup de pression cette année. La moindre contre-performance est tout de suite synonyme de catastrophe. On a encore montré qu'on était une grande équipe. La Croatie avait écrasé tout le monde depuis le début et on a prouvé qu'ils n'avaient aucune chance contre nous." Jamais le dernier à tresser des louanges aux Bleus, Balic a soufflé à l'oreille d'Onesta que son équipe était "la plus grande de tous les temps". Un hommage qui révèle l'empreinte que sont en passe de laisser ces Experts dans l'histoire de leur sport.



JO 2012 / HAND (H)

Phase finale (du 08 août au 12 août)
Quarts de
finale

Mercredi 8 août 2012
Islande - Hongrie : 33-34 (ap)
France - Espagne : 23-22
Suède - Danemark : 24-22
Croatie - Tunisie : 25-23

Demi-finales
Vendredi 10 août 2012
Hongrie - Suède : 26-27
France
- Croatie : 25-22

Match pour la médaille de bronze
Dimanche 12 août 2012
12h00 : Hongrie - Croatie

Finale
Dimanche 12 août 2012
16h00 :
Suède - France

L'équipe de France de Handball se qualifie pour une deuxième finale olympique consécutive, récit de Julien Langlet  

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