One day à l'olympique concours complet d'équitation

par Cécile Quéguiner lundi 30 juillet 2012 22:03
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"Nous, Britanniques, avons l'équitation dans le sang". Ce lundi, le cross, deuxième volet du concours complet a attiré plusieurs dizaines de milliers de personnes au parc royal de Greenwich. Pour un après-midi sur l'herbe entre cavaliers amateurs et VIP.

Greenwich Park sur la ligne du méridien du même nom, un parcours de 5.728 m, "des virages comme un circuit automobile" selon l'Italien Brecciaroli, 28 obstacles kitschs en forme de planète ou de tracteur, "des dénivelés très techniques" selon l'éleveur suisse de la jument Gazelle de la Brasserie montée cet après-midi par une cavalière belge. Le cross est réputé être l'épreuve la plus spectaculaire du concours complet, entre le "dressage" de la veille (en anglais dans le texte) et le saut d'obstacle du lendemain. Objectif : faire le temps le plus court, sous les dix minutes impartis, sans pénalité (un refus d'obstacle). Celui qui a le moins de points possibles l'emporte. La confiance doit être parfaite entre le cavalier qui a reconnu le parcours et son cheval qui court à l'aveugle. Voir les règles.

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Ici, les chevaux vous passent sous le nez © Radio France CQ

Ce circuit serpente dans le parc royal entier obligeant les 55.000 spectateurs, curieux de voir tous les obstacles, à traverser la (les) pistes et patienter quand un cheval est en vue. Dans ce public, des cavaliers amateurs, certains d'ailleurs venus de loin. Sylvie par exemple, professeur d'équitation en Alsace a acheté des billets il y a un an et demi, pour elle, ses élèves et leurs parents. Tous font du concours complet. Ils ont dessiné des drapeaux français sur leurs jours. 

"Le cheval, c'est dans notre sang"

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Sylvie, venue d'Alsace, pour montrer le concours complet à ses apprenties cavalières © Radio France CQ

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Rachel, qui monte à ses heures, vient vivre "les JO d'une vie" © Radio France CQ

Cette foule en effet ressemble davantage au public d'une course cycliste qu'à celle d'un dimanche à l'hippodrome de Vincennes. Pas de chapeaux, pas de toilettes grand style. On s'allonge dans l'herbe, et mange des saucisses. Et quand on croise la princesse Anne, ancien athlète d'équitation et mère de Zara Philipps, c'est en survêtement qu'elle se promène, d'un pas décidé. 

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Au cas où... © Radio France CQ

Zara, la petite fille de la reine surnommé "Royal Rebel" et sa monture High Kingdom. A son passage, le public s'anime particulièremment à son passage en 40e position sur 74. Elle terminera sur un score de 46,10 points de pénalité. Et sous le regard de Kate et William venus grossir la foule de ses fans. Ici l'équitation, c'est une affaire sérieuse. "Le cheval, c'est dans notre sang", avance une lady enveloppée dans un Union Jack. "D'ailleurs, dit d'un sourire narquois Pamela,avocate, qui possède un animal en leasing, on n'en mange pas chez nous". Le cross-country cependant n'épargne pas la bête. D'ailleurs, on a compté de nombreuses chutes. Les Françaix eux sont otus restés en selle et termine à la septième place. Loin derrière les trois premiers Allemagne, Angleterre, Suède.