Mort de Rémi Fraisse : les lycéens manifestent en ordre dispersé

par Cécile Mimaut vendredi 7 novembre 2014 17:46
manif lycées
Les lycéens ont bloqué une vingtaine d'établissements vendredi et une trentaine la veille © Maxppp

Pour la deuxième journée consécutive, des lycéens ont manifesté ce vendredi à Paris pour protester contre les violences policières après la mort du militant écologiste Rémi Fraisse à Sivens. Des jeunes moins nombreux que la veille et qui répondaient à un double mot d’ordre.

Une vingtaine de lycées bloqués, dont trois totalement ce vendredi, contre une trentaine d’établissements touchés et 15 totalement paralysés jeudi…  La mobilisation des lycéens en réponse à la mort, le 26 octobre, du jeune militant écologiste Rémi Fraisse lors d'affrontements avec les forces de l'ordre en marge d’une manifestation contre le barrage de Sivens, dans le Tarn, s'est sensiblement essouflée vendredi.
 
Plus d’une centaine  de jeunes (300 selon les organisateurs) ont tout de même battu le pavé parisien entre Nation et Bastille dans la matinée, aux cris de "Lycéens révoltés, policiers menacés" ou encore "Rémi abattu, lycéens dans la rue", avant l’arrivée du cortège, beaucoup moins nombreux, place de la République en milieu de journée.

Plusieurs mots d'ordre et un malaise général

Tout en appelant au calme, la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a déclaré sur i-Télé comprendre "l'émotion sincère qui est la leur, face à cette tragédie".  "Je demande à ce qu'il n'y ait ni violence ni débordement car ce serait faire injure à la mémoire de Rémi Fraisse", a-t-elle ajouté.

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Tous les lycéens n’étaient cependant pas là pour Rémi Fraisse, une partie des manifestants ayant répondu à un autre mot d'ordre pour la défense des lycéens sans papiers. Une problématique notamment symbolisée par le cas de Yero, un jeune Mauritanien mineur placé en centre de rétention et menacé d'expulsion, selon le Réseau éducation sans frontières (RESF).
 

Avec le ralliement des deux principaux syndicats lycéens, d'autres revendications sont apparues, comme en témoigne Naïm Shili, vice-président de l'Union Nationale Lycéenne, élève en Terminale dans les Yvelines, au micro de Mathilde Lemaire