Calais : le démantèlement continue dans le calme

par Rédaction de France Info mardi 1 mars 2016 18:13, mis à jour le mardi 1 mars 2016 à 18h25
Le démantèlement de la partie Sud du camp entre dans son deuxième jour
Deuxième jour du démantèlement de la partie Sud de la Jungle de Calais

Le démantèlement de la partie sud du camp de migrants de Calais s'est accéléré mardi dans le calme, après les incidents survenus lundi entre forces de l'ordre et des militants.

Une vingtaine d'ouvriers de la société Sogéa mandatée par l'Etat, vêtus de gilets orange, ont commencé à déblayer le terrain des abris de fortune, laissés vides.
 

"Nous avons aujourd'hui libéré une zone d'environ 10.000 mètres carrés, à peu près le double d'hier." (Etienne Desplanques, directeur de cabinet de Fabienne Buccio, la préfète du Pas-de-Calais)

 

Le démantèlement continue. Reportage de Thibault Lefèvre.

 

 

 
Le démantèlement peut s’avérer compliqué : il faut en effet d'abord convaincre les occupants de partir, "un travail de persuasion" selon le sous-préfet de Calais Vincent Berton, mené tant bien que mal par les équipes de maraudes sociales, composées de fonctionnaires et d'humanitaires.
 

 
Les migrants peuvent rejoindre l'un des 102 centres d'accueil et d'orientation (CAO) disséminés partout en France ou emménager dans le Centre d'accueil provisoire (CAP), des conteneurs chauffés en périphérie de la "jungle".
 

Détermination de l’Etat

 
Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a dénoncé mardi "l'activisme d'une poignée" de ces militants "extrémistes et violents", qui a rendu "nécessaire", selon lui, la présence de policiers. Leur activisme "ne changera rien à la détermination de l'Etat de mener à bien l'opération", a ajouté Bernard Cazeneuve.
 

Deux militants toujours en garde à vue

 
Mardi, deux No Border, une Allemande et un Anglais interpellés lundi après-midi et soupçonnés de "dégradations par incendie", étaient toujours en garde à vue, selon le parquet de Boulogne-sur-Mer.
 
Xavier Bertrand, président Les Républicains de la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie a réagi sur son compte Twitter. 
 

 
 
Lundi, du début d'après-midi jusqu'en soirée, les heurts s'étaient multipliés entre d'une part ces militants radicalement opposés aux politiques de contrôle de l'immigration et certains migrants, et d'autre part les CRS.
 
Jeudi dernier, le tribunal administratif de Lille a validé le démantèlement partiel de la "jungle de Calais". La partie sud de ce camp de migrants est concernée par l'arrêté d'expulsion, à l'exception des espaces sociaux, avait indiqué un porte-parole de la préfecture du Pas-de-Calais.