Attentats : les demandes de formation aux premiers secours affluent

par Cécilia Arbona samedi 21 novembre 2015 20:51, mis à jour le dimanche 22 novembre 2015 à 06h00
Formation premiers secours
Formation aux premiers secours dispensée par la Croix Blanche à Evry © Radio France / Cécilia Arbona

Beaucoup de Français se demandent comment ils auraient réagi pour venir en aide de manière efficace aux blessés. D'autres regrettent d'avoir été impuissants, médusés face à la douleur et au sang. Les attaques du 13 novembre ont peut-être servi de déclic : la Fédération des secouristes français de la Croix-Blanche doit répondre à un afflux de demandes de formation aux premiers secours.

Fondée en 1892 à Paris, cette fédération moins connue que la Croix-Rouge a pour vocation de dispenser à tout un chacun des connaissances propres à assurer la survie de malades ou de blessés, en attendant l'arrivée d'un médecin. Depuis une semaine, le téléphone de Walter Henry, président des secouristes français de la Croix-Blanche, n'arrête pas de sonner et de vibrer : 

"On a une recrudescence des demandes, de l'ordre de 20 à 30%. Ce sont des gens qui souhaitent tout simplement se former à titre personnel pour être en capacité de réagir en cas d'accident, et notamment sur les hémorragies puisque c'est l'une des principales causes de décès." 
 

Du côté de la Croix-Rouge française, le constat est le même. Depuis les attentats de Paris, les demandes de formation sont en nette hausse. 

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Walter Henry, de la Croix-Blanche, rappelle que des initiations aux gestes qui sauvent sont proposées à l'école, en CM2, et au collège pour les élèves de 3ème. Mais le secouriste estime qu'il faut aller plus loin : la formation aux premiers secours devrait par exemple être "systématique" pour les candidats au permis de conduire, selon lui.